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DICOTHIEFAINE


La rubrique Dicothiéfaine est destinée à proposer un dictionnaire propre à l’univers de Thiéfaine en fournissant la définition de certains mots dont on ne détient pas toujours le sens exact.
Les définitions des mots produits dans cette rubrique émanent de sources diverses & variées (dictionnaires en ligne, wikipédia, google, etc). Elles n’engagent en rien l’Artiste mais uniquement David STAROSTA, le webmaster rédactionnel du site officiel

A comme…

Abel : personnage biblique. Second fils d’Adam et d’Éve, assassiné par son frère Caïn (jaloux de voir Dieu préférer le sacrifice d’Abel au sien).

Abraham : ou Abram (XIXe s. av. J.-C.), personnage biblique; premier patriarche des Hébreux et «père des croyants» juifs, chrétiens et musulmans. Selon la Genèse, Dieu le conduit d’Ur, en Chaldée, jusqu’au pays de Canaan et lui promet un fils, Isaac, de sa femme Sara, jusque-là stérile. Sara ayant engendré Isaac, Dieu réclame à Abraham le sacrifice de ce fils, mais se contente, au moment de l’holocauste, d’un geste d’obéissance et de foi. Son autre fils, Ismaël, était né d’une esclave, Agar, répudiée à la naissance d’Isaac.

Abscon (se) : LITT. Difficile à comprendre : Langage abscons.

Abyssinie : ancien nom de la région correspondant aujourd’hui à l’Éthiopie.

Albumineuse : Qui contient de l’albumine, Protéine simple, contenue dans le sérum, soluble dans l’eau.

Amadou : n. m. Combustible spongieux qu’on tire de l’amadouvier.

Amniotique : Qui appartient à l’amnios. Le liquide amniotique protège et hydrate le fœtus.

Amsterdam : capitale et très important port de commerce des Pays-Bas (dont la capitale administrative est La Haye). Ville sillonnée de canaux, à l’embouchure de l’Amstel; l’agglomération compte plus d’1 million d’habitants (ville: 716000 habitants) [1997]; centre industriel, touristique et d’affaires, taille de diamants; raffinerie de pétrole. ­ Célèbres musées, le Rijksmuseum (Rembrandt, notamment) et le Stedelijkmuseum (Van Gogh). ­ Dès le XVe siècle, elle fut le principal centre commercial de la Hollande. En 1568, elle fit partie des Provinces-Unies. Au XVIIe siècle, sa prospérité s’accrut par la création de la Compagnie des Indes orientales et de la Banque d’Amsterdam.

Anachorète : Moine qui vit dans la solitude. Celui qui mène une vie très retirée.

Androgyne : adj. (et n.) Qui tient des deux sexes; hermaphrodite. Syn. de monoïque.

Anthrax : Affection constituée par la réunion de plusieurs furoncles contigus.

Anthropoïde : 1. adj. Qui ressemble à l’homme, en parlant d’un animal. Singe anthropoïde. 2. Sous-ordre de primates comprenant les singes et les hominidés.

Anticoagulant : anticoagulant, ante adj. et n. m. Qui s’oppose à la coagulation du sang, partic. dans le traitement des thromboses. L’héparine est un anticoagulant physiologique.

Antivirale : Se dit d’une substance utilisée pour lutter contre la pénétration ou le développement de virus dans l’organisme.

Arbois : chef – lieu de canton du Jura (arr. de Lons-le-Saunier) , sur la Cuisance ; 4118 habitants. Vins les plus renommés du vignoble du Jura.

Arcane : Secret, mystère. Les arcanes de la nuit, de l’histoire, de la politique.

Aristote : philosophe grec (Stagire, Macédoine, 384 – Chalcis, Eubée, 322 av. J.-C.). En puissance, la science est dirigée vers le général, en acte vers le particulier : cette formule d’Aristote vaut aussi pour son œuvre, dont le thème fondateur est la référence au « milieu », en tant qu’univers où coexistent raison et société, expérience et pensée, vie et éternité, devenir et perfection.
La vie d’un philosophe pédagogue et courtisan – Aristote, dit « le Stagirite », quitte la Macédoine à 17 ans pour Athènes, où il rejoint l’Académie. Il y suit les cours de Platon vingt années durant. Il échoue dans sa tentative pour lui succéder, et part pour l’Asie Mineure, à Assos, afin de créer un centre d’enseignement et de recherche. Il compose alors le dialogue Sur la philosophie, la « charte d’Assos ». Par la suite, il accepte l’invitation du roi Philippe II de Macédoine comme précepteur de son fils Alexandre. Après l’avènement de son élève, Aristote reprend le chemin d’Athènes. Il y fonde le Lycée, où il enseigne « en se promenant » -d’où le nom de l’école « péripatéticienne » -, mais tout en ayant d’intenses activités. À l’annonce de la disparition brutale d’Alexandre, Aristote quitte précipitamment la ville et meurt peu après.
Les textes d’Aristote – Les grandes œuvres d’Aristote seront éditées par Andronicus de Rhodes dans la Rome de Cicéron, redécouvertes au Moyen Âge par le truchement des Arabes, écartées après Copernic, réhabilitées à l’époque actuelle.

L’œuvre aristotélicienne :

L’encyclopédie et l’épistémologie – Chez ce savant universel, rigueur et clarté sont liées dans les classifications, qu’il s’agisse des régimes politiques (monarchie, aristocratie, oligarchie, démocratie, tyrannie) [ Politique, Constitution d’Athènes], de morale (Éthique à Nicomaque), des règnes naturels (il introduit la distinction entre roches et minéraux) ou des genres littéraires (tragédie, épopée, dans un livre partiellement conservé ; comédie, dans un livre perdu) [ les Catégories, De l’interprétation, Premiers et Seconds Analytiques]. La méthodologie – Soucieux de recherche, il multiplie les distinctions : contenus et fonctions, niveaux de principes, acte et puissance, matière et forme, tout en restant attentif au rôle de l’observateur (Topiques).
La logique et le langage – Aristote crée la logique en tant que système formel ; il utilise des symboles pour les variables, pose des principes et réfléchit à une combinatoire pour situer entre eux les concepts dans l’expérience (Organon).
La physique et la métaphysique – L’époque à laquelle il vivait le conduisait à poser des questions de fond : la structure de la matière, l’organisation de la vie, le pouvoir de l’esprit et ses limites, la liberté de l’homme et son sens, la transcendance de la divinité et son mystère. Il parvient à constituer un système du monde, qui intègre les transformations dans une organisation qui avantage l’état stable, source et fin du mouvement (Du ciel, les Météores).
L’histoire naturelle – Aristote décrit 400 espèces animales environ. On lui doit notamment la grande subdivision du règne animal entre vertébrés (« sanguins ») et invertébrés (« exsangues »), le classement des chauves-souris parmi les mammifères, une bonne description de la vie sociale des abeilles, la distinction entre insectes diptères et hyménoptères, des observations sur divers poissons, des ouvertures vers l’écologie et la zoogéographie, enfin la notion capitale d’« espèce ». Aristote a été le premier à signaler l’accroissement du delta du Nil ou la lenteur des révolutions du globe. Certaines de ses découvertes n’ont été confirmées qu’au XIXe siècle. Plus biologiste que mathématicien, il fonde l’anatomie et la physiologie comparées et, surtout, développe la notion de nature (De la génération et de la corruption, Des parties des animaux, Sur la marche).

Astéroïde : n. m. Petite planète. La plupart des astéroïdes circulent autour du Soleil sur des orbites situées entre celles de Mars et de Jupiter. (Leur nombre est supérieur à 30000 et leur masse totale est inférieure au 1/1000 de celle de la Terre. Le plus gros, Cérès, a un diamètre de 1 000 km.)

Astronef : n. m. Appareil, piloté par l’homme, capable de se déplacer hors de l’atmosphère terrestre et plus généralement hors du champ de gravitation de la Terre. Syn. mod. Engin, véhicule spatial

Atlantide : île fabuleuse que les Anciens, partic. les Grecs, situaient à l’O. des colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar), dans l’océan Atlantique, où elle se serait engloutie.

Auschwitz : (en polonais Oswiecim), v. de Pologne; 28 000 hab. ­ Les nazis y implantèrent un grand camp d’extermination, sur 45 km², où périrent environ 1 million de Juifs et de Polonais entre 1940 et 1945. En 1984, un carmel y fut édifié, provoquant les protestations de la communauté juive internationale. Après un accord signé en 1987, le carmel a déménagé en 1993.

Australopithèque : n. m. Hominidé fossile découvert en Afrique australe et orientale. (Ses restes connus les plus anciens remontent à 3,5, voire à 5 millions d’années.)

Aztèques : peuple amérindien qui formait à l’origine une tribu appartenant à un groupe d’Indiens des zones septent. du Mexique précolombien: les Chichimèques. Ils s’installèrent vers 1325 en territoire toltèque, dans la région du lac Texcoco, où ils fondèrent Tenochtitlán (cité bâtie sur l’eau et site actuel de Mexico), avant de s’imposer par la force, en 200 ans, à tous les peuples d’Amérique centrale. Leur civilisation reposait sur une culture en partie héritée des Toltèques (architecture, motifs de la sculpture), une organisation politico-économique très évoluée et une religion polythéiste complexe impliquant des sacrifices humains. Mais l’Empire aztèque n’assura jamais son homogénéité, et Cortés, qui parvint à rallier les Indiens sous domination aztèque, le renversa facilement. Il fit mettre à mort Cuauhtémoc, le dernier de ses souverains, en 1525.

B comme…

Baby – boom : n. m. (Anglicisme) Explosion démographique de l’après-guerre (1945-1963). Augmentation importante du taux de natalité.

Babylone : anc. v. de Mésopotamie, sur l’Euphrate, à 160 km au S.-E. de Bagdad. Cette ville existait dès le XXIIIe s. av. J.-C., au temps de la splendeur d’Akkad. Elle passa ensuite sous la domination des Amorrites (XIXe s. av. J.-C.) pour devenir la cap. de leur sixième roi, Hammourabi. Razziée par les Hittites au XVIe s. av. J.-C., elle fut dominée par les Kassites jusqu’au XIIe s. av. J.-C., puis par les Élamites, avant de devenir assyrienne (VIIIe-VIIe s. av. J.-C.). La liberté lui fut rendue par Nabopolassar, qui fonda l’Empire néo-babylonien (626 av. J.-C.). Sous le règne de son fils Nabuchodonosor II, la ville atteignit le faîte de sa puissance: elle comprenait alors une double enceinte fortifiée jalonnée de tours, la célèbre porte d’Ishtar, des palais pourvus de toits en terrasses (les fameux Jardins suspendus), la colossale ziggourat Étemenanki, des temples richement décorés dédiés au dieu Mardouk. Devenue prov. perse sous Cyrus II (539 av. J.-C.), elle vit sa décadence s’accentuer sous Darius Ier et Xerxès Ier. Alexandre le Grand l’annexa en 331 av. J.-C. et y mourut. En 300 av. J.-C., Séleucos Ier la délaissa au profit de Séleucie. Dès le Ier s. av. J.-C., le géographe grec Strabon trouva le site désert.

Bacall (Betty Joan Perske, dite Lauren) : ( New York, 1924 ), actrice américaine ; le couple qu’elle a formé avec Humphrey Bogart est resté légendaire, à la ville comme à l’écran (le Port de l’angoisse, 1944; le Grand Sommeil, 1946; Key Largo, 1948).

Bacchanale : 1. Fêtes religieuses dédiées à Bacchus. 2. Tableau ou bas-relief représentant ces fêtes. 3. Fig., vx Désordre, débauche tapageuse.

Bandonéon : (du n. de son inventeur, Heinrich Band). Petit accordéon hexagonal, utilisé notamm. dans les orchestres de tango.

Banshee : dame blanche

Baobab : n. m. Arbre (fam. bombacacées) au tronc énorme (jusqu’à 10 m de diamètre), des régions tropicales d’Afrique et d’Australie.

Bastringue : 1. fam. Bal de guinguette; orchestre bruyant. 2. Fam. Tapage, vacarme. 3. Fam. Chose quelconque. Syn. machin, truc. Qu’est-ce que c’est que ce bastringue?

Bathyscaphe : Appareil autonome pour l’exploration des grandes profondeurs marines.

Beethoven (Ludwig van) : (Bonn, 1770 ­ Vienne, 1827), compositeur allemand. Son œuvre s’est développée à partir des formes classiques (influence de Mozart), pour laisser de plus en plus de liberté à l’invention, ses dernières compositions annonçant le romantisme musical all. La nouveauté de ses rythmes et de ses constructions s’est exprimée à travers trois grands genres: la symphonie, la sonate et le quatuor. Il a laissé un très grand nombre d’œuvres; parmi elles: 2 messes, l’opéra Fidelio, 9 symphonies (V. symphonie et Symphonie pastorale), 5 concertos pour piano, un pour violon, un triple concerto (violon, violoncelle et piano), des sonates pour piano (32), pour violon (10) et pour violoncelle (5), 8 trios avec piano, 5 à cordes, 17 quatuors à cordes, 2 quintettes, un septuor, l’Hymne à la joie et de nombreux Lieder. Son existence, tourmentée par de multiples difficultés matérielles et morales, fut assombrie par la surdité à partir de l’année 1800.

Belfast : capitale et port principal de l’Irlande du Nord; 325000 hab.; ch.-l. de comté. Constr. navales. Industr. text., aéronautique. ­ Depuis 1969, une guerre civile latente oppose les «loyalistes» (protestants, 70% de la pop.) et les «républicains» (catholiques, 30%).

Belzébuth : ou Belzébul, nom biblique (Nouveau Testament) du dieu philistin Baal Zebub (le «dieu des mouches»). Il désigne le diable.

Benzine : n. f. Mélange d’hydrocarbures provenant de la rectification du benzol.

Béri – béri : n. m. Affection due à une avitaminose (B1), fréquente surtout en Extrême-Orient.

Berlin : capitale de l’Allemagne, sur la Spree, Land d’Allemagne et région de l’U.E.; 884 km²; 3,4 millions d’habitants (ville) [1997]. Avant la chute du Mur en 1989 et la réunification allemande de 1990, la ville était divisée en deux ensembles: Berlin-Ouest, Land de R.F.A., isolé en R.D.A. (480 km²; 2000000 habitants) et Berlin-Est, capitale de la R.D.A. (404 km²; 1200000 habitants). En juin 1991, après un débat intense dans le pays, le Parlement allemand a décidé de transférer le siège du gouvernement de Bonn à Berlin. Commencé au début de l’année 1999, le déménagement devrait s’achever à la fin du troisième trimestre de la même année. Important centre industriel et tertiaire, foyer universitaire et culturel, la ville est l’objet de réaménagements urbains de grande ampleur et d’un renforcement massif de ses infrastructures et équipements, destinés à lui redonner son rang de grande métropole européenne. ­ Le château de Charlottenburg, édifice baroque du XVIIIe siècle, seul château des Hohenzollern qui subsiste, abrite un musée (peinture, arts décoratifs, objets d’Extrême-Orient, département d’égyptologie). La cathédrale Sainte-Edwige (XVIIIe siècle), l’église Sainte-Marie, l’opéra et les quelques monuments anciens qui ont échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale se trouvent dans le quartier du Linden-Forum. La Museumsinsel (l’île des musées) groupe l’Atlas Museum, la Nationalgalerie (peintures des XIXe et XXe siècles) et le Pergamon Museum (sculptures et objets antiques). Les musées de Dahlem contiennent de célèbres collections (peinture, sculpture, estampes, etc.). Après 1945, se développe une nouvelle architecture: Philharmonie; Nouvelle Galerie nationale (Mies van der Rohe, 1968). Universités. Nombreux théâtres, dont celui du Berliner Ensemble (fondé par Bertolt Brecht).
Histoire. ­ Fondée vers 1230, la ville devint capitale du Brandebourg (1486), de la Prusse (1701), de l’Allemagne (1871-1945). Son essor date du XVIIIe siècle. Après sa chute face à l’Armée rouge (mai 1945), elle fut divisée en quatre secteurs d’occupation, jusqu’en 1949. Berlin-Est correspond au secteur soviétique, Berlin-Ouest aux secteurs américain, britannique et français. Un pont aérien fonctionna en 1948-1949 pour ravitailler Berlin-Ouest soumis à un blocus par les Soviétiques . En 1961, la R.D.A. édifia le mur de Berlin pour arrêter l’émigration de ses ressortissants. Le mur de Berlin, symbole de la guerre froide, est détruit à partir de novembre 1989, permettant la libre circulation dans une ville réunifiée et redevenue capitale en 1991. Les troupes alliées se sont retirées de la ville en 1994. ­ Congrès de Berlin (1878), sur la question d’Orient. ­ Conférence de Berlin (1884-1885), qui fixa les modalités du partage de l’Afrique entre les grandes puissances.

Bételgeuse : étoile supergéante rouge d’Orion (magnitude visuelle apparente 0,8).

Beyrouth : capitale du Liban et port sur la Méditerranée; 1,5 million d’habitants (agglomération) [1994]. Centre culturel important. Universités. ­ La guerre civile qui opposa les chrétiens aux musulmans et aux Palestiniens (1975-1976), puis les bombardements de l’armée israélienne en 1982 et la reprise de la guerre civile de 1983 jusqu’en en 1990, ont dévasté la ville.

Bickford ( William ) : (Bickington, 1774 ­ Camborne, 1834), ingénieur des mines anglais; inventeur du cordeau Bickford, mèche fusante contenant de la poudre noire pour mettre à feu un explosif à distance.

Bifide : adj. SC NAT Se dit d’un organe fendu longitudinalement. La langue bifide des serpents.

Big bang : (mots angl. signif. «le grand bang»), gigantesque «explosion» qui aurait provoqué l’émission de protons, de neutrons, d’électrons et de photons à une température très élevée, et à partir de laquelle l’Univers matériel se forma il y a 15 milliards d’années. La théorie du big bang fut émise en 1927 par l’astronome belge Georges Lemaître et développée en 1948 par l’Américain Gamow.

Bioxyde : VIEILLI. Dioxyde.

Black-out : 1. Suppression de toute lumière extérieure, pour éviter qu’un objectif soit repéré par l’ennemi. 2. Fig. Faire le black-out sur: garder le secret à propos de.

Blenno ( blennoragie ) : n. f. Maladie vénérienne due au gonocoque, caractérisée par une inflammation des organes génitaux et un écoulement purulent.

Blizzard : Vent du nord, glacial, accompagné de tempêtes de neige (Canada, nord des États-Unis).

Bogart ( Humphrey ) : Acteur de cinéma Américain, né à New – York (1899 – 1957) . Il s’imposa dans de nombreux films (African Queen…) comme l’un des plus grands acteurs d’Hollywood.

Borniol : Chaîne de magasins de pompes funèbres

Bosnie-Herzégovine : État d’Europe (république fédérée de Yougoslavie jusqu’en 1991); 51130 km²; 4 millions d’habitants [estimation 1998]; capitale Sarajevo. Langue: serbo-croate. Monnaie: mark convertible [1999]. Population et religion: Slaves musulmans, 39,9 %; Serbes orthodoxes, 31,1 %; Croates catholiques, 14,8 % [1995]. La région, montagneuse, se consacre à l’élevage. Le sous-sol est riche: charbon, fer, lignite, manganèse, sel gemme.
Histoire. ­ Le pays fait partie de l’Empire ottoman (1463-1878), puis est administré par l’Autriche-Hongrie, qui l’annexe en 1908; l’opposition de ses habitants donne naissance au mouvement Jeune-Bosnie, inspirateur de l’attentat de Sarajevo. En 1918, la Bosnie-Herzégovine s’unit au nouvel État yougoslave dont elle est, de 1945 à 1992, une république fédérée. En mars 1992, son indépendance, refusée par les serbes, fut proclamée après un référendum. Sa reconnaissance par la communauté internationale fut suivie de violentes offensives serbes, notamment contre Sarajevo et de la proclamation d’une République serbe de Bosnie-Herzégovine. L’ONU condamna la pratique dite de purification ethnique (massacres, expulsions des non-Serbes), envoya des casques bleus autour des enclaves musulmanes afin de freiner l’escalade du conflit. Musulmans et Croates bosniaques mirent fin aux hostilités, puis instaurèrent en mars 1994, une confédération entre la Bosnie et la Croatie. En mai, le « groupe de contact » soumit un plan de paix aux belligérants, basé sur le partage du pays en deux parties autonomes mais respectant le maintien des frontières internationalement reconnues. Les Musulmans et les Croates bosniaques signèrent ce plan en juillet, mais les Serbes de Bosnie le rejettèrent. La reprise des bombardements en mai 1995, provoqua la riposte de l’OTAN sous la forme de raids aériens. L’accord de paix signé en décembre à Paris, reconnut la République de Bosnie-Herzégovine comme un État unifié, cependant divisé en deux parties autonomes: l’entité serbe (49% du territoire) et la Fédération croato-musulmane. Les élections générales organisées en septembre 1996, virent la victoire des trois partis de l’opposition (croate, musulman et serbe) et la nomination, pour deux ans, à la tête de la présidence collégiale, du Musulman Alija Izetbegovic, auquel succèderaient le Serbe Momcilo Krajisnik (deux ans plus tard) et le Croate Kresimir Zubak (quatre ans après). En janvier 1997, le Parlement bosniaque approuva la composition du gouvernement central du pays dirigé par deux coprésidents: le Musulman Haris Silajdzic et le Bosno-Serbe Boro Bosic. Un an plus tard (le 19 janvier), la légitimité du gouvernement formé par la présidente de l’entité serbe de Bosnie, Biljana Plavsic et dirigé par le Serbe Milorad Dodik, fut officiellement reconnue par le président de la République fédérale de Yougoslavie, S. Milosevic. Lors du scrutin présidentiel organisé en octobre 1998, Ante Jelavic (croate), Alija Izetbegovic (bosniaque), et Zviko Radisic (serbe), furent nommés à la présidence tricéphale du pays. En février 1999, ces derniers confièrent la direction du gouvernement à Haris Silajdzic (bosniaque), à Svetozar Mihajlovic (serbe) et à Neven Tomic (croate)

Bougainvillée : n. f. ou bougainvillier n. m. Plante dicotylédone apétale grimpante, ornementale, originaire d’Amérique du Sud, acclimatée dans les régions méditerranéennes, dont les bractées prennent une couleur intense, rouge carmin ou violet.

Brasero : Récipient de métal, sur pieds, destiné à recevoir des braises, utilisé surtout pour le chauffage en plein air.

Bretzel : n. m. ou f. Biscuit salé en forme de lorgnon.

Brûle-gueule : n. m. inv. Pipe à tuyau très court.

Bugatti : (Ettore) (Milan, 1881 ­ Paris, 1947), constructeur français d’automobiles, d’origine italienne. Il fonda sa première usine à Molsheim en 1907.

Bugle : (mot angl., du lat. buculus,jeune bœuf). Instrument à vent à pistons de la famille des saxhorns, proche du clairon.

Bunker : Abri (aujourd’hui en béton armé) servant de protection contre les tirs d’artillerie et les attaques aériennes.

Busard : n. m. Oiseau rapace diurne (ordre des falconiformes) aux longues ailes, au plumage gris ou marron, dont quatre espèces habitent les landes et les marais d’Europe. Busard des roseaux. Busard cendré.

C comme…

Caïn : fils aîné d’Adam et d’Ève; il tua son frère Abel, Dieu ayant préféré l’offrande de ce dernier à la sienne.

Callipyge : Dont les fesses sont belles et, par ext., volumineuses. Vénus callipyge, aux belles fesses (célèbre statue de Vénus).

Canneberge : arbrisseau qui croît dans les tourbières des régions froides. Sa présence caractérise les sols à sphaignes, imbibés d’eau.

Caquelon : n. m. Rég. Poêlon profond en terre ou en fonte.

Carrousel : n. m. 1. Tournoi, parade où des cavaliers exécutent des joutes, des courses, des exercices divers. ­ Lieu où se donne un carrousel. Un carrousel bruyant d’automobiles. 2. Dispositif de manutention constitué par un plateau, des éléments, etc., tournant autour d’un axe vertical. Carrousel de distribution des bagages d’une aérogare.

Catacombe : Cimetières souterrains où les premiers chrétiens se réunissaient. Les catacombes de Rome. ­ Cavités souterraines ayant servi de sépulture ou d’ossuaire. Les catacombes de Paris.

Catafalque : n. m. Estrade décorée, destinée à recevoir un cercueil.

Çatal Hoyük : site préhistorique de Turquie, au S.-E. de Konya, où les fouilles ont permis de reconstituer une véritable ville du néolithique anc. (VIIe-VIe millénaires).

Catgut : n. m. Lien utilisé pour suturer les plaies, et qui est résorbé facilement par les tissus.

Catharsis : n. f. 1. Chez Aristote, effet de purification des passions que produit la tragédie sur le spectateur. 2. Libération, sous forme d’émotion, d’une représentation refoulée dans l’inconscient et responsable de troubles psychiques.

Celluloïd : n. m. (Nom déposé.) Matière plastique très inflammable, formée de nitrocellulose plastifiée par du camphre.

Cénobite : Moine qui vit en communauté.

Céphalée : n. f. Céphalalgie ( mal de tête ) violente et tenace.

Cérébelleux : Qui se rapporte au cervelet. Syndrome cérébelleux, dû à une lésion du cervelet.

Chaman : n. m. Prêtre, sorcier, guérisseur dans le chamanisme.

Chancre : 1. Ulcération qui marque le début de certaines infections (maladies vénériennes, maladies infectieuses). Chancre syphilitique, lépreux. Chancre mou: chancrelle. 2. Maladie des arbres, provoquée par un champignon, qui détruit l’écorce et réduit le bois en pourriture. Syn. ulcère.

Chirouble : Cru du Beaujolais.

Choa : province d’Éthiopie centrale ; 85400 km² ; 9503140 habitants ; chef – lieu Addis-Abeba.

Chrysolite : ou chrysolithe n. f. Pierre semi-précieuse jaune-vert, silicate naturel double de fer et de magnésium.

Cirrhose : (gr. kirrhos, roux). Maladie du foie caractérisée par une altération des cellules (hépatocytes), une sclérose et des nodules de régénération.

Colombo : ou Kolamba, capitale et port du Sri Lanka, à l’ouest de l’île; 3,6 millions d’habitants (agglomération) [1994]. Port d’escale et d’exportation: thé, caoutchouc, pierres précieuses. ­ La ville fut fondée en 1507 par les Portugais.

Corral : 1. Enclos de taille réduite pour marquer, vacciner le bétail, à l’origine en Amérique latine. 2. Enclos pour présenter les taureaux aux spectateurs, sous les galeries d’une arène.

Coran : Livre sacré des musulmans, qui voient en lui la parole incréée de Dieu, révélée à Mahomet par l’archange Gabriel, et non un message inspiré, d’où l’importance capitale du texte. Du vivant du Prophète, le Coran (en arabe, «récitation») avait été, le plus souvent, retenu de mémoire. Après la mort du Prophète et de ses compagnons, il apparut nécessaire, le Coran étant le fondement de la société musulmane (culte, droit, rapports sociaux, familiaux ou internationaux), d’en fixer le texte. Le troisième calife, Uthman, ordonna (entre 644 et 656) de recenser tous les recueils existants et, après la rédaction d’une version unique, ils furent détruits. Le Coran se compose de 114 chapitres (sourates) rangés dans l’ordre décroissant de leur longueur. Chaque sourate, dont le nom est tiré d’un épisode qui y est conté, est divisée en versets (ayat). Les sourates se groupent, selon le lieu où elles furent révélées, en mekkoises (La Mecque) et médinoises (Médine). Les sourates mekkoises, les plus courtes, au style concis et poétique, ont un souffle prophétique. Les sourates médinoises, longs chapitres légiférants, codifient la vie musulmane. L’importance du texte coranique, la nécessité de l’expliquer aux peuples conquis (V. arabe et islam) ont suscité la création de diverses «sciences du Coran»: linguistique, jurisprudence (fiqh), théologie, philosophie, qui ont porté à son apogée la culture islamique médiévale. Les manuscrits du Coran tiennent une place importante dans les beaux-arts de l’Islam: la calligraphie, les enluminures, la reliure contribuent à leur valeur extrême.

Cortés (Hernán) : en français Fernand Cortez (Medellín, Estrémadure, 1485 ­ Castilleja de la Cuesta, près de Séville, 1547), un des grands conquistadors espagnols. Il soumit le Mexique, détruisant l’Empire aztèque (1519-1521), et administra les pays conquis jusqu’en 1541. Il mourut en disgrâce. Auteur de Lettres à Charles Quint sur la découverte et la conquête du Mexique (1522).

Corton – Charlemagne : n. m. Vin de Bourgogne très réputé du vignoble d’Aloxe-Corton (Côte-d’Or).

Crooner : n. m. (Anglicisme) Chanteur de charme.

Cuernavaca : ville du Mexique, capitale d’État (Morelos), à 1540 m d’altitude; 181750 habitants. ­ Centre touristique célèbre par ses palais (architecture coloniale), notamment le palais de Cortés. Cathédrale du XVIe siècle.

Cyanure : n. m. Sel ou ester de l’acide cyanhydrique. (Les cyanures de métaux lourds forment des complexes très stables; le ferrocyanure ferrique, ou bleu de Prusse, est utilisé comme pigment.) ­ Groupe cyanure: le groupe -CN.

Cytoplasmique : Relatif au cytoplasme : Ensemble constitué du hyaloplasme et des organelles cellulaires, dans une cellule vivante. (S’oppose traditionnellement au noyau et à la membrane.)

D comme…

Danakil (s) : république de Djibouti , État d’Afrique orientale, sur la mer Rouge, enclavé entre l’Éthiopie et la Somalie; indépendant en juin 1977, il formait auparavant le Territoire français des Afars et des Issas; 23000 km²; 700000 habitants [estimation 1998]; capitale Djibouti . Langues officielles: arabe, français. Monnaie: franc de Djibouti [1999]. Populations: Issas (33,5 %), Afars (19,9 %), Arabes (6,1 %) [1995]. Religion: islam majoritaire.
Géographie physique et humaine. ­ Territoire désertique au relief contrasté, à la charnière des grands rifts d’Afrique orientale, Djibouti garde le détroit de Bab al-Mandab, entre la mer Rouge et le golfe d’Aden. Peuplé de nomades Afars (Danakils au nord) et Issas (Somalis en voie de sédentarisation au sud), c’est un pays très pauvre, dont le taux d’accroissement naturel (2,3 %) [estimation 1997] rapide, dépend largement de l’aide française. Le port de Djibouti, débouché du commerce éthiopien, est le seul grand pôle économique du pays.
Histoire. ­ Les Français prirent possession d’Obock en 1862. En 1888 fut créé Djibouti, et en 1896 la Côte française des Somalis, sur un territoire concédé par l’Éthiopie à la France en échange d’une voie ferrée reliant Addis-Abeba à Djibouti (construite de 1897 à 1917). Territoire d’outre-mer en 1946, elle acquit son autonomie le 23 juin 1956. Revendiquée par l’Éthiopie et la Somalie, elle resta française après le référendum du 19 mars 1967 et devint le Territoire français des Afars et des Issas. Djibouti accéda à l’indépendance en 1977 après un référendum, mais conserva une base militaire française. L’exclusion des Afars de la gestion du pays par le président Hassan Gouled aboutit à la création d’un mouvement de guérilla (1991). Alors que les tensions persistèrent lors du référendum constitutionnel qui renforçait le pouvoir présidentiel (1992), le gouvernement et l’opposition armée signèrent, en décembre 1994, un accord de paix et de réconciliation, qui prévoyait notamment la formation d’un gouvernement de coalition nationale. En avril 1999, le candidat du parti au pouvoir, Ismaël Omar Guelleh, remporta l’élection présidentielle avec 74,9 % des voix, tandis que Barkat Gourad Hamadou était reconduit à la tête du gouvernement (mai).

Dazibao : n. m. En Chine, affiche manuscrite traitant de l’actualité politique.

Déméter : dans la mythologie grecque, déesse de la Terre cultivée, fille de Cronos et de Rhéa, et sœur de Zeus. Son culte est lié à celui de Perséphone, sa fille. Les Romains identifièrent Déméter à Cérès.

Démiurge : Nom donné par Platon, dans le Timée, à l’ordonnateur du cosmos, différent de Dieu, pure Intelligence.

Dinky Toys : Marque de jouets créée en 1934 au Royaume-Uni. Les jouets sont alors fabriqués au Royaume-Uni et en France par Meccano Ltd., qui a produit des autos miniatures d’abord en plomb puis en zamac, mais aussi quelques trains, des avions, des bateaux et diverses figurines et accessoires routiers. La marque connut un très grand succès au cours des années 1950 à 1970. Elle a été rachetée depuis par d’autres marques de jouets. Le nom de « Dinky Toys » pourrait se traduire par « jouets mignons »

Diogène ( le cynique ): Philosophe grec né à Sinope (413-327) avant J-C. Il méprisait les richesses & les conventions sociales, qu’il considérait comme des entraves à la liberté.

Disneyland : premier parc d’attractions (73 ha) aménagé par Walt Disney près de Los Angeles (1955). En 1992, s’est ouvert à Marne-la-Vallée, un Eurodisney rebaptisé Disneyland Paris.

Djinns (parfois orthographié jinns [ʤin: / gin: / ɣin:]), sont des créatures surnaturelles issues de croyances de tradition sémitique. Ils sont en général invisibles, pouvant prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe) ; ils ont une capacité d’influence spirituelle et mentale sur le genre humain (contrôle psychique : possession), mais ne l’utilisent pas forcément. Selon l’islam, les djinns n’ont de pouvoirs sur l’être humain que le murmure et ne peuvent pas entrer dans le corps humain et le commander. Mais un groupe de certains savants musulmans soutiennent qu’ils ont aussi le pouvoir de posséder ceux qui sont en état de souillure (c’est-à-dire ceux qui n’ont pas fait leur ablution rituelle) ou qui consomment des aliments interdits (drogue, alcool, sang, viande non licite). Il y a de bons et de mauvais djinns. Les mauvais sont nommés Shayāṭīn qui a donné Satan dans la chrétienté.

Doomsday : le jour du jugement dernier

Dornier : Claude dit Claudius. Ingénieur et constructeur aéronautique allemand (Kempten, Bavière, 1884-Zoug, Suisse, 1969). D’ascendance française par son père qui, originaire de l’Isère, s’était établi en Bavière en 1860 pour y enseigner le français, il choisit la nationalité allemande avant la Première Guerre mondiale, peu après avoir été engagé par la firme Zeppelin. Dans les usines de celle-ci, à Friedrichshafen, il travaille d’abord à la réalisation de grands dirigeables, avant de concevoir le premier avion entièrement métallique, puis de se lancer dans la construction des premiers gros hydravions de transport. Ayant fondé, en 1922, sa propre société, il réalise entre les deux guerres 150 types d’avions de toutes catégories, dont l’hydravion géant Do-X, pesant 50 t, long de 40 m, doté de 12 moteurs, mis en service en 1929, qui transportera jusqu’à 169 passagers et s’illustrera par un voyage promotionnel autour du monde de 45 000 km, du 5 novembre 1930 au 24 mai 1932. Après 1945, il reconstitue sa société et sort le Do-27, premier avion allemand d’après-guerre, avant de construire des avions sous licence et d’entreprendre des programmes en coopération, en particulier avec Dassault.

Doryphore : nom masculin. (latin scientifique doryphora). Dans la Grèce ancienne, soldat armé d’une lance ; garde du corps.

Dürer : (Albrecht) (Nuremberg, 1471 ­ id., 1528), peintre et graveur allemand. Unissant styles italien et flamand, il est le type même de l’homme de la Renaissance, tourmenté toutefois par l’inquiétude religieuse. Bien qu’il soit un coloriste raffiné (l’Adoration de la Sainte Trinité, 1511), le graveur surpasse le peintre et l’aquarelliste par la précision et la force de son dessin: 15 planches de l’Apocalypse (bois, 1498); le Chevalier, la Mort et le Diable; Saint Jérôme dans sa cellule et Mélancolia (cuivres, 1513-1514).

Durillon : Callosité provoquée par un frottement et une pression répétés, sur la paume des mains et la plante des pieds.

Dysenterie : n. f. Maladie infectieuse, contagieuse, caractérisée par l’émission de selles fréquentes, abondantes, glaireuses, sanglantes et douloureuses.

E comme…

Ecce homo : n. m. inv. (Mots lat., «Voici l’homme», paroles prononcées par Ponce Pilate tandis qu’il présentait au peuple le Christ couronné d’épines.) ­ BX-A Tableau ou statue représentant le Christ couronné d’épines. Ecce Homo, comment on devient ce qu’on est, œuvre de Nietzsche (écrite en 1888; éd. posth., 1908), qui dresse un bilan personnel en 4 parties: «Pourquoi je suis si sage», parce que sa volonté, sa passion du vrai l’emportent sur sa faiblesse physique; «Pourquoi j’en sais si long», parce qu’il aime la vie au grand air, la lecture, la musique; «Pourquoi j’écris de si bons livres», parce qu’il travaille artistiquement leur style; «Pourquoi je suis une fatalité», parce qu’il a abattu le mensonge de la morale.

Eden : selon la Genèse, le Paradis terrestre où Dieu (Elohim) installa Adam et Ève. Il était parcouru par une rivière qui donnait naissance, notam., au Tigre et à l’Euphrate.

Elmore James : Naît en janvier 1918 dans les environs de Jackson, à Canton, Mississippi. A partir de 1932, il se produit comme musicien dans diverses localités du Delta. Cinq ans plus tard, il joue avec Sonny Boy Williamson, qu’il va souvent rencontrer au fil des années, et Robert Johnson (utilisateur de la technique bottleneck) dont il devient le disciple N°1. C’est finalement en 1952 que James se voit engagé par la petite firme Trumpet Records. Il obtient, alors son premier succès avec ‘Dust My Broom’ de Johnson. Dans les années 50, Elmore James joue surtout dans le sud des Eats-Unis et enregistre dans le nord. On l’entend beaucoup à Chicago, où il réalise plusieurs disques que ne manqueront pas d’écouter Jimi Hendrix, Freddy KING, B.B. King, et Johnny Winter.

Endocrine : Glandes endocrines: glandes à sécrétion interne, dont le produit est déversé dans le sang. Les glandes endocrines sous le contrôle de l’hypothalamus et de l’hypophyse sont la thyroïde, les surrénales et les gonades (testicules ou ovaires). Ant. exocrine.

Enzyme : n. f. Biocatalyseur protéique qui active une réaction biochimique spécifique.

Eros Uber Alles : Amour par dessus tout

Esgourdin : (esgourde) n. f. Oreille.

Etuve : (gr. tuphos, vapeur). 1. Local de bains dont on élève la température pour provoquer la transpiration. 2. Pièce où il fait très chaud. 3. Appareil utilisé en microbiologie pour maintenir les cultures à une température constante. 4. Appareil pour la désinfection ou la stérilisation par la chaleur. 5. Enceinte où l’on traite à la chaleur et à la vapeur certains produits (aliments, bois, peaux, textiles).

Eurydice : dans la mythologie grecque, épouse d’Orphée.

F comme…

Femme de Loth : Loth ou Lot, personnage biblique; patriarche, neveu d’Abraham. Averti par des anges de la destruction prochaine de Sodome, il put s’enfuir avec les siens sous la condition qu’ils ne regarderaient pas derrière eux; sa femme désobéit et fut changée en statue de sel. Le patriarche s’unit à ses filles, inceste qui donna naissance à Moab et à Ammon.

Flush : Au poker, réunion de cinq cartes de même couleur.

Formol : n. m. Solution aqueuse de l’aldéhyde formique, utilisée en partic. pour ses propriétés désinfectantes et dans la fabrication des colles.

Forsythia : n. m. Arbrisseau ornemental (fam. oléacées), dont les fleurs jaune d’or s’épanouissent avant la feuillaison.

Fragrance : n. f. Odeur agréable.

French County : Franche Comté (!)

Fustel de Coulanges : historien français (Paris 1830 – Massy 1889). Il est l’auteur de la Cité antique (1864) et de l’ Histoire des institutions de l’ancienne France (1875-1892). Étudiant la création, les transformations et la désagrégation de la cité antique, depuis les origines indo-européennes jusqu’au triomphe du christianisme, il a dénoncé les illusions sur la liberté dans le monde antique.

G comme…

Gamète : n. m. Cellule reproductrice mâle ou femelle. Chez les animaux, les gamètes sont le spermatozoïde et l’ovule.

Gangue : n. f. 1. Enveloppe rocheuse des pierres précieuses, des minerais. 2. Ce qui est de peu de valeur et qui enveloppe, cache quelquechose de précieux.

Gauguin (Paul) : ( Paris, 1848 ­ Atuona, îles Marquises, 1903 ), peintre français. À Pont-Aven d’abord (1886 et 1888), à Arles ensuite, avec Van Gogh (1888), en Polynésie enfin (à Tahiti, de 1895 à 1901, puis aux Marquises), il élabora le synthétisme (qui tend à représenter non la réalité, mais la recréation de cette réalité) et supprima la troisième dimension par le «cloisonnement» des taches bien délimitées par des cernes.

Gavotte : n. f. Ancienne danse française; musique à deux temps sur laquelle on la dansait.

Geisha : n. f. Au Japon, danseuse, musicienne et chanteuse traditionnelle, qui joue le rôle d’hôtesse, de dame de compagnie, dans certaines occasions de la vie sociale.

Ghetto : 1. Quartier où les Juifs étaient contraints de résider. Par ext. Lieu où une minorité se trouve regroupée et isolée du reste de la population. 2. Groupe social replié sur lui-même. Ghetto intellectuel.

Glamoureuse : n. m. (Anglicisme) Charmeuse sensuelle caractéristique de certaines actrices hollywoodiennes.

Glasgow : ville & port d’Écosse (rég. de Strathclyde), sur la Clyde; 696570 hab. Princ. centre industr. & comm. de l’Écosse. Constr. navales (en crise). Métall., industr. text., chim. ­ Université. Archevêché cathol. Cath. goth. Saint-Mungo (XIVe s.). Riche musée des beaux-arts.

Glaviot : n. m. Très familier : Crachat.

Gloriole : n. f. Ostentation, prétention, suffisance, vanité.

Gnome : n. m. Génie souterrain que la tradition talmudique et cabalistique représente sous la forme d’un nain contrefait. Homme petit et difforme.

Gomorrhe : ancienne ville de Palestine, au S.-E. de la mer Morte. Elle aurait été détruite par le feu du ciel en même temps que Sodome (Genèse, XIX).

Gonade : n. f. Glande génitale (testicule ou ovaire).

Gonocoque : Diplocoque agent de la blennorragie.

Gorgones : dans la mythologie grecque, monstres à la tête effroyable, à la chevelure faite de serpents. Elles étaient trois sœurs: Sthéno, Euryale et Méduse (la plus redoutable), filles du dieu marin Phorcys et de Céto.

Goulag : Camp de travail forcé, en U.R.S.S.

Graal (le) : vase mystérieux qui apparaît dans le Perceval de Chrétien de Troyes (fin du XIIe s.): à la cour du Roi Pêcheur, le Graal stupéfie Perceval, qui n’ose demander aucune explication et par la suite ne cessera de s’interroger sur ce vase étincelant. Peu après (fin du XIIe s.-déb. du XIIIe s.), la légende affirme son sens chrétien; dans l’Estoire dou Graal, Robert de Boron (auteur mal connu) donne une version que des continuateurs propageront: Jésus, lors de la dernière pâque, se serait servi de ce vase, dans lequel, plus tard, Joseph d’Arimathie recueille le sang coulant du flanc du Christ percé par le centurion. V. breton (roman).

Grabat : n. m. Très mauvais lit.

Gréement : nom masculin. Action de gréer un navire. Ensemble des mâts, des vergues, des voiles et des manœuvres nécessaires à la propulsion d’un navire à voiles.étersbourg, et ses conséquences émotionnelles, mentales et physiques sur le meurtrier.

Grésil : n. m. Pluie de petits granules formés de glace et de neige.

H comme…

Halifax : Port du Canada, capitale de la Nouvelle-Écosse, sur l’Atlantique. Population : 372 679 hab. (recensement de 2006) .Terminus ferroviaire, port de commerce (conteneurs) et centre industriel (automobile, raffinerie de pétrole, alimentation). Université.

Hambourg : en allemand Hamburg, deuxième ville et principal port d’Allemagne, au fond de l’estuaire de l’Elbe, à 130 kilomètres de la mer du Nord; capitale du Land et de la région de la Communauté européenne (CE) du même nom; (755 km²); 1592800 habitants. C’est un des plus grands ports européens, bien relié à son arrière-pays et bénéficiant d’un avant-port, Cuxhaven. Une forte industrie s’est développée (métallurgie, constructions navales, raffinerie de pétrole, etc.), liée aux activités portuaires. ­ Université. Musée de peinture et de sculpture. ­ Principal centre, avec Lübeck, de la Hanse teutonique, Hambourg, ville libre en 1510, connut son apogée au XVIIe siècle (premier port européen). Son commerce fut compromis par le Blocus continental. Très endommagée par les bombardements alliés de 1943 et handicapée par le partage de l’Allemagne, elle se releva rapidement.

Hammett (Dashiell) : ( Saint Mary’s County, Maryland, 1894 ­ New York, 1961 ), écrivain et scénariste américain. Il fut l’un des initiateurs du roman noir américain: la Moisson rouge (1929), le Faucon maltais (1930), la Clé de verre (1931).

Hang – Tchéou : V. de chine, capitale du Tchö – Kiang; 784 000 habitants, ancienne capitale de la Chine du Sud, sous les Song. Pagode du XIII° siècle

Hiéroglyphe : n. m. 1. Signe, caractère fondamental de l’écriture des anciens Égyptiens. 2. Plur. Fig. Écriture illisible, signes très difficiles à déchiffrer.

Histrion : n. m.Bateleur, bouffon, cabotin

Hitler (Adolf) : (Braunau, Haute-Autriche, 1889 ­ Berlin, 1945), homme politique allemand. Caporal durant la guerre de 1914-1918, il devint chef (1921) du Parti national-socialiste allemand des travailleurs, doté d’une formation paramilitaire. Après le putsch manqué de Munich (1923), il passa neuf mois en prison, y écrivit Mein Kampf («Mon combat»), exposé des théories du nazisme qu’il mit en application après 1933: suprématie de la «race aryenne», extermination des Juifs, nécessité de l’«espace vital» pour le peuple allemand, dont le «destin» serait de dominer l’Europe. Servi par la crise écon. de 1929 et par la division des partis de gauche, le parti nazi devint prépondérant, et Hitler accéda à la chancellerie en janv. 1933. Par la violence et la ruse, il assura sa dictature, le plébiscite de 1934 le reconnaissant Führer de l’État allemand. Sa polit. d’annexion déclencha la guerre de 1939-1945. À partir de 1944, il s’acharna à poursuivre une guerre sans espoir et se suicida le 30 avril 1945, mais son corps ne fut pas retrouvé.

H.I.V : ( Sigle pour virus de l’immunodéficience humaine ) Rétrovirus, présentant une grande affinité pour les lymphocytes et qui est l’agent du sida.

Homère ( l’Odyssée d’ ) : L’existence, au IXe s. av. J.-C., du plus célèbre des poètes antiques fut longtemps l’objet de controverses. Sept villes ont prétendu le voir naître et sa cécité légendaire n’est sans doute que le symbole du regard intérieur du créateur. Mais, qu’il ait existé ou non, Homère est resté, de Virgile à Joyce, une référence majeure de toute la littérature occidentale.
La légende homérique – L’existence du personnage d’Homère, au IXe s. av. J.-C., est entourée de légendes dès le VIe s. av. J.-C. La tradition le représente errant de ville en ville et déclamant ses vers. Hérodote, son premier biographe, voit en Homère un Grec d’Asie Mineure.
Dès le VIIe s. av. J.-C., l’œuvre est connue de tout le monde hellénistique et exerce une influence majeure sur ses philosophes et ses écrivains. Pour Platon, « Homère a fait l’éducation de la Grèce. » Le texte de l’Iliade et de l’Odyssée est fixé par le tyran athénien Pisistrate, qui en fait établir une édition écrite à la fin du VIe s. av. J.-C. La question homérique commence à être posée au XVIIe siècle, à l’occasion de la querelle des Anciens et des Modernes, par l’abbé d’Aubignac, qui voit dans l’Iliade une suite de poèmes différents réunis par des rhapsodes. En 1795, le philologue allemand F. A. Wolf attribue l’Iliade et l’Odyssée à des aèdes différents. Malgré les contrastes évidents de langue, de milieu, de morale entre les deux œuvres, la thèse semble aujourd’hui prévaloir de deux auteurs culturellement proches ou d’un auteur unique, écrivant les deux épopées à cinquante ans d’intervalle, à partir des fragments d’une tradition orale.
« L’Iliade » : les conflits héroïques – Destinée à être récitée devant un public de guerriers, l’Iliade est d’abord une épopée militaire, où les scènes de combats et l’exaltation du courage occupent la première place.
Le thème de la colère d’Achille permet d’unir les 24 chants et donne à l’œuvre sa tension dramatique. Agamemnon a ravi sa captive Briséis à Achille, qui, furieux, abandonne les Grecs devant les murs de Troie. Thétis, la mère d’Achille, obtient de Zeus que la victoire quitte le camp grec. Après un dénombrement détaillé des forces en présence, la lutte se déroule au rythme des combats singuliers, entre Ménélas et Pâris, Diomède et Énée, Hector et Ajax, puis des mêlées générales. Alors que les Troyens sont sur le point d’incendier la flotte grecque, Achille prête ses armes à Patrocle, qui, s’avançant témérairement, est tué par Hector. Pour venger son ami, Achille se fait forger par Héphaïstos de nouvelles armes, reprend le combat et tue Hector. Les deux derniers chants sont consacrés aux funérailles de Patrocle et d’Hector, dont Achille a rendu le cadavre au roi Priam. L’Iliade représente cependant moins le récit épique de l’affrontement des civilisations grecque et asiatique que le poème de la victoire de l’homme sur lui-même. Achille triomphe de sa colère, de son désespoir, de sa rancune contre Hector, et même de son destin, en acceptant la mort précoce qui lui a été prédite. Certaines scènes (l’apparition d’Hélène sur les remparts de Troie, les adieux d’Hector et d’Andromaque, les pleurs du roi Priam) introduisent dans l’action guerrière une note émouvante et les comparaisons pittoresques ou lyriques permettent constamment de varier le ton du récit.
« L’Odyssée » : une œuvre de maturité – L’Odyssée est une épopée non plus guerrière et héroïque, comme l’Iliade, mais humaine et initiatique, où l’homme solitaire affronte les épreuves avec sa volonté, son intelligence et son adresse. Ce poème, lui aussi en 24 chants, est consacré au retour d’Ulysse dans son royaume d’Ithaque, après la guerre de Troie. Mais, au lieu d’évoquer de manière linéaire dix années d’errance, l’épopée, centrée sur les derniers jours du voyage, procède par retours en arrière et par le récit parallèle des aventures de Télémaque, fils d’Ulysse. Alors qu’à Ithaque les prétendants occupent le palais royal et demandent à la reine Pénélope de choisir parmi eux son nouveau mari, Télémaque se met en quête de son père auprès des rois Nestor et Ménélas. Les chants suivants relatent la navigation d’Ulysse entre l’île de la nymphe Calypso et les côtes des Phéaciens sur laquelle le jette la tempête. Accueilli par la fille du roi, Nausicaa, Ulysse raconte pendant un banquet ses pérégrinations, où, « homme aux mille ruses », il a dû affronter les Cyclopes, la magicienne Circé, une descente aux Enfers, les Sirènes, les écueils de Charybde et de Scylla, et la nymphe Calypso. Enfin, Ulysse aborde à Ithaque et retrouve son fils, dont il se fait reconnaître. Pénélope promet d’épouser celui qui pourra tendre l’arc de son époux ; aucun n’y parvient, sauf Ulysse, déguisé en mendiant, qui massacre les prétendants. Les retrouvailles des époux sont suivies d’une seconde descente aux Enfers et marquent le retour du calme à Ithaque. Comme dans l’Iliade, le recours au merveilleux n’est pas un simple artifice pour permettre au poète de dénouer une situation. L’intervention des dieux, qui sont animés de toutes les passions humaines, a même quelque chose de dérisoire face au dépassement par des mortels, comme Ulysse ou Achille, de leur condition.

Hopper Edward : (22 juillet 1882 – 15 mai 1967) est un peintre et graveur américain, qui exerça essentiellement son art à New York, où il avait son atelier. Il est considéré comme l’un des représentants du naturalisme ou de la scène américaine, parce qu’il peignait la vie quotidienne des classes moyennes. Au début de sa carrière, il représenta des scènes parisiennes avant de se consacrer aux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis. Il produisit beaucoup d’huiles sur toile, mais travailla également sur des affiches, des gravures en eau-forte et des aquarelles. Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Ses personnages sont le plus souvent esseulés et mélancoliques.

Howlin’ Wolf : (1910-1976). Une des figures de proue du Chicago blues. Guitariste, chanteur mais aussi harmoniciste, il a enregistré de nombreux albums pour la maison de disques Chess et a rencontré tous les plus grands bluesmen de l’époque, notamment Willie Dixon.

Humanoïde : Se dit de ce qui présente des caractères ou des formes humaines. En science-fiction, être «non humain» ressemblant à l’homme.

Hybride : 1. Animal ou végétal qui résulte du croisement de deux sujets d’espèces différentes. Le bardot est un hybride de cheval et d’ânesse. Caractère hybride: chez les êtres vivants diploïdes, caractère que gouverne une paire de gènes allèles mutés l’un par rapport à l’autre. 2. Mots hybrides, formés de radicaux empruntés à des langues différentes. «Bigame», formé du latin «bis» et du grec «gamos», est un mot hybride. 3. Qui utilise à la fois le calcul numérique et le calcul analogique, en parlant d’un matériel informatique.

Hydre : 1. Animal fabuleux de la mythologie grecque, en forme de serpent d’eau. 2. LITT. Mal qui se renouvelle constamment et semble augmenter en proportion des efforts faits pour le détruire : L’hydre de l’anarchie. 3. Petit cnidaire (hydraire) solitaire et nu des eaux douces, ayant de 6 à 10 tentacules, qui peut se couper spontanément en 2 ou 3 morceaux, dont chacun régénère un animal entier.

Hydrocarbure : n. m. Corps composé exclusivement de carbone et d’hydrogène. ( On distingue: les hydrocarbures saturés, ou paraffines [méthane, par ex.]; les hydrocarbures éthyléniques, ou oléfines; les hydrocarbures acétyléniques; les hydrocarbures aromatiques [benzène, par ex.]. Fort abondants dans la nature [notam. dans les pétroles], ils servent à fabriquer de nombreux produits chimiques.)

I comme…

Icare : Icare, dans la myth. gr., fils de Dédale. Enfermé, ainsi que son père, dans le Labyrinthe, il s’échappa avec lui au moyen d’ailes fixées aux épaules par de la cire. Oubliant les avis de Dédale, il s’approcha du Soleil, la cire fondit et il périt dans la partie de la mer Égée dite depuis mer Icarienne.

Imam : 1. Anc. Chef religieux, chez les musulmans. 2. Titre donné à tous les héritiers de Mahomet chez les sunnites, et seulement aux douze fondateurs du chiisme, chez les chiites. ­ Titre parfois donné, à titre honorifique, à des dignitaires religieux. Chef de la communauté religieuse chiite. 3. Ancien titre des docteurs de l’islam. 4. Mod. Ministre du culte qui, dans une mosquée, conduit la prière en commun.

Incongru : Qui va contre les règles du savoir-vivre, de la bienséance.

Ineffable : Qui ne peut être exprimé : Joie ineffable, ineffable infâmie

Innamorata : Amoureuse

Isadora Duncan : (San Francisco, 1878 ­ Nice, 1927), danseuse américaine. En s’inspirant de l’Antiquité (elle dansait pieds nus, vêtue d’une tunique grecque) et en rejetant les canons de la danse classique, elle annonce, par ses «danses libres», la danse moderne. Elle fait l’objet de sarcasmes pour certains, est prêtresse de la danse pour d’autres, son style fait école en Europe.
Nota Bene : Isadora Duncan meurt à Nice, étranglée par son écharpe qui s’est prise dans la roue de son véhicule. Ce décès – pour le moins pittoresque – fit l’objet d’un couplet dans la chanson « La Terre Tremble » d’Hubert Félix Thiéfaine ( album Fragments d’hébétude )

Isis : divinité de l’ancienne Égypte, l’une des plus anciennes et des plus importantes ; adorée comme déesse du Mariage et du Foyer domestique. Divinité mère (notam. d’Horus), elle rendit la vie à Osiris («né d’Isis») et fut sa compagne. Elle était représentée par une vache, par une femme à tête de vache, ou à la tête surmontée de cornes enserrant un globe lunaire.

J comme…

Jacaranda : arbre de la famille des Bignoniaceae, originaire du Mexique. L’espèce la plus commune est le flamboyant bleu (Jacaranda mimosifolia). Il fleurit en début d’été puis en début d’automne en formant des fleurs bleues violacées. Sa taille peut atteindre 15 mètres.

James Joyce : (Rathgar, banlieue de Dublin, 1882 ­ Zurich, 1941), écrivain irlandais. Il quitta définitivement son pays en 1906 et se fixa à Trieste. En 1907, il publia Musique de chambre (poèmes) puis entreprit une œuvre qu’il serait hâtif de ranger dans le genre romanesque: Gens de Dublin (nouvelles, 1914), Dedalus, portrait de l’artiste en jeune homme (1914 puis 1916), les Exilés (drame, 1918). Ulysse, écrit de 1914 à 1921, publié à Paris en 1922, fit scandale (interdiction, pour pornographie, en G.-B. et aux É.-U. pendant plusieurs années) et révolutionna la littérature du XXe s.; utilisant le plus souvent le monologue intérieur (de ses «héros»), Joyce transforme le vécu, présent (les événements de la journée du 16 juin 1904 à Dublin) et passé, conscient et inconscient, les cadres spatiaux et temporels de notre culture, suivant un système d’allusions (encyclopédiques, historiques, philosophiques, théologiques) dont la référence à l’Odyssée n’est qu’un aspect. De 1922 à 1939, il élabora Finnegans Wake («la Veillée de Finnegan», cabaretier ivre), immense jeu de mots dans une quinzaine de langues, épopée stylistique quasi intraduisible qui généralise et pousse à son ultime impasse le monologue de son livre précédent.

Jérusalem : (en arabe al-Quds, en hébreu Yerushalaïm, «la Ville de la paix»), ville sainte de Palestine; 630000 habitants (agglomération) [1994]. (Hiérosolymites ou Hiérosolymitains). Partagée en 1948 entre la Jordanie et Israël, elle est proclamée capitale de l’État d’Israël le 23 janvier 1950. Bien qu’elle soit le siège effectif du gouvernement, ce statut ne lui est pas reconnu par la plus grande partie de la communauté internationale (Jérusalem réunifiée a été proclamée «capitale éternelle d’Israël» en 1980). La ville ancienne, construite sur deux collines séparées du mont des Oliviers par le torrent du Cédron, domine les quartiers modernes du Nord et de l’Ouest, qu’animent des activités industrielles variées (constructions mécaniques et industries textiles, notamment). Mais Jérusalem est surtout un centre culturel (université hébraïque) et religieux.
Histoire ancienne. ­ Antique cité remontant au IIIe millénaire, Jérusalem n’entre véritablement dans l’histoire du peuple juif qu’avec David (Xe siècle avant J.-C.), qui la conquiert sur les Jébuséens, en fait sa capitale et y installe l’Arche d’alliance. Salomon l’embellit (construction du Temple, d’un palais royal, etc.). Le schisme des tribus du Nord lui donne le statut de capitale du royaume de Juda, mais elle est ravagée par les Babyloniens (586 avant J.-C., destruction du temple de Salomon). En 70 après J.-C., Titus la prend, l’incendie et l’intègre à l’Empire romain. Lieu de la mort du Christ, elle attire, dès le IIe siècle, de nombreux pèlerins chrétiens. Avec l’occupation arabe (638) et la construction, au VIIe siècle, de la Coupole du Rocher (souvent dite, improprement, mosquée d’Omar) à l’emplacement même du Temple, la ville devient le lieu saint d’une troisième religion: l’islam. Aussi, de nos jours, le principe d’une internationalisation de la ville est-il prôné par des représentants des communautés religieuses chrétiennes et musulmanes ainsi que par l’ONU.

Jésus-Christ : (Jésus, forme grecque du nom hébr. Josué, signif. Dieu sauve; Christ, du mot gr. «Khristos», signifie oint), fondateur de la relig. chrétienne. Du strict point de vue historique, on admet que Jésus est né à Bethléem, non pas en l’an 753 de Rome (chronologie usuelle), mais quelques années auparavant, v. 5 ou 4 av. le déb. de l’ère chrétienne. Sa prédication, transmise dans les Évangiles, paraît avoir duré trois ans. On ne connaît rien de sa vie entre sa douzième et sa trentième année. Il fut condamné à mort et crucifié à Jérusalem le vendredi 14 du mois de nisan (7 avril) de l’an 30, ou bien le 3 avril 33. Selon les Évangiles, Jésus est le Sauveur, le fils de Dieu, le Messie, prédit par les prophètes, et la deuxième personne de la Trinité. Conçu par l’opération du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie, épouse de Joseph, il vint au monde dans une étable de Bethléem. Pour le soustraire au massacre des nouveau-nés ordonné par le roi Hérode, ses parents l’emmenèrent en Égypte. Quelques années plus tard, la famille s’établit à Nazareth, en Galilée. Jean-Baptiste, le Précurseur, donne à Jésus le baptême et le désigne à la foule comme le Messie. Jésus parcourt alors la Galilée et la Judée, prêchant une éthique («Aimez-vous les uns les autres») qui se veut plus élevée, et surtout plus universelle, que les préceptes moraux de la relig. juive de l’époque: «Dieu est Amour, annoncez la bonne nouvelle (en gr. euaggelion, d’où évangile) au monde», demandera-t-il à ses disciples. Sans rompre avec le judaïsme, il développe des thèmes nouveaux (la rédemption, notam.) qui donneront corps à une nouvelle théologie, à une nouvelle religion: le christianisme. Il s’adresse aux humbles et, pour se faire comprendre, use de paraboles. Il opère des miracles. Bientôt, à la suite de Simon (le futur saint Pierre), onze autres disciples se groupent autour de lui: ce seront ses apôtres. De retour à Jérusalem, Jésus voit se dresser contre lui les princes des prêtres, les pharisiens, etc. Trahi par l’un de ses apôtres, Judas, il est amené devant le grand prêtre Caïphe, qui le condamne à mort comme blasphémateur pour s’être déclaré fils de Dieu. Ponce Pilate, procurateur romain de Judée, se refuse à confirmer cet arrêt, tout en abandonnant Jésus à son sort. Celui-ci est crucifié sur le mont Calvaire (Golgotha) entre deux larrons. Détaché de la croix, il est enseveli. Mais, le troisième jour après sa mort, le tombeau est vide: Jésus est ressuscité. Quarante jours après sa résurrection, il monte au ciel (Ascension). La Résurrection n’est pas un fait historique directement constatable. C’est indirectement seulement qu’elle nous est connue: le tombeau est vide le dimanche matin (le jour de Pâques des chrétiens); ensuite, Jésus apparaît plusieurs fois à ses disciples pour leur donner diverses instructions. Lors de l’Ascension, Jésus apparaît une ultime fois et adresse un dernier message: il ne demande pas qu’on l’imite servilement, mais il laisse sa Parole et son Esprit.

John Lee Hooker : (1917-2001). Né à Clarksdale (Mississipi) et baignant dans la tradition du blues rural vocal, il débute la guitare à douze ans. En 1943, il émigre à Détroit où il construit sa réputation en jouant dans les bars le soir. Puis il se met à la guitare électrique et sort en 1949 son premier disque Boogie Chillen qui connait très vite un énorme succès. Un style répétitif, sur un rythme boogie-woogie, fermement marqué par les souliers de John Lee Hooker, une voix d’outretombe et sincère, caractérise ce musicien. Il n’a jamais été atteint par la crise qu’a traversé le blues entre 1975 et 1985 et jouit aujourd’hui encore de la faveur des médias et du public. John lee Hoocker est décédé le 21 Juin 2001, ironie du sort, le jour de la fête de la musique en France.

Joseph d’Arimathie (saint) : (Arimathie, auj. Rantis, Israël, Ier s.), Juif de Jérusalem qui obtint de Pilate le corps du Christ pour l’ensevelir. Selon une tradition médiévale, il aurait recueilli le sang de Jésus dans le Graal.

Junkie : Toxicomane qui prend une drogue dure.

K comme…

Kaléidoscope : n. m. Cylindre creux contenant un jeu de miroirs et de paillettes multicolores dont les réflexions, multipliées à l’infini, forment des motifs ornementaux à symétrie rayonnante.

Karma : Principe fondamental des religions indiennes, qui repose sur la conception de la vie humaine comme maillon d’une chaîne de vies (samsara), chaque vie étant déterminée par les actes accomplis dans la vie précédente.

kéfir : képhir ou képhyr. nom masculin. (mot caucasien). Boisson fermentée gazeuse, acide et légèrement alcoolisée, d’origine caucasienne, fabriquée à partir du lait. Alcool résultant d’une distillation de lait fermenté.

L comme…

Labiale : labial, ale, aux adj. (et n. f.) Qui a rapport aux lèvres. Muscle labial.

Lady-smith : Revolver Smith & Wesson de calibre 38

Lamento : Morceau d’un caractère triste, plaintif.

Licorne : 1. Animal fabuleux, cheval à longue corne unique implantée au milieu du chanfrein. 2. Licorne de mer : narval.

Limoneuse : Riche en limon; bourbeux.

Liturgie : 1. Service public dont les frais incombaient aux citoyens riches (fêtes religieuses, jeux, équipement d’un navire de guerre, etc.) 2. Culte public, ordre des cérémonies institué par une Église. Liturgie catholique.

Livre des Morts : ( Bardo Thödol ), manuel du tantrisme tibétain: le mort est contraint de se réincarner, si le mourant n’a su bâtir sa libération en abandonnant tout sentiment terrestre (amour, haine, etc.) et même l’acceptation passive de la mort.

Lotus : 1. Nom générique du lotier. 2. Plante représentée par plusieurs espèces ornementales (dont aucune n’est rangée par les botanistes dans le genre Lotus), comme les lotus blancs et les lotus bleus d’Égypte, qui sont des nénuphars.

Lowry (Malcolm) : ( Birkenhead, Cheshire, 1909 ­ Ripe, Sussex, 1957 ), écrivain anglais. Son chef-d’œuvre, Au-dessous du volcan (1947), influencé par Joyce, est le roman de la solitude, du désespoir et de l’alcoolisme. Autres œuvres: Écoute notre voix, ô Seigneur (nouvelles, posth., 1962), Lunar Caustic (posth., 1963, roman inachevé).

Lucy : nom donné à un squelette d’hominien (Australopithecus afarensis) femelle, découvert à Hadar (Éthiopie) en 1974. Lucy, qui a vécu il y a environ 3,5 millions d’années, serait la «plus vieille femme du monde» connue.

Lupanar : Maison de prostitution.

M comme…

Maelström : 1. Violent tourbillon marin. 2. Tourbillon : Il a été emporté dans le maelström de la Révolution.

Magma : 1. Matière pâteuse qui reste après l’expression des parties les plus fluides d’un mélange quelconque. Bouillie pâteuse. 2. Mélange pâteux, plus ou moins fluide, de matières minérales en fusion, provenant des zones profondes de la Terre, où les roches sont soumises à des pressions et à des températures très élevées. Les laves sont des magmas. Lorsqu’il arrive à la surface du globe et se refroidit, le magma donne naissance, en se solidifiant, aux roches volcaniques. 3. Fig. Mélange confus, désordonné. Un magma de notions mal assimilées.

Mahomet : Mahomet ou Mohammed (en ar. Mu·ammad, «le Loué»), dit le Prophète (La Mecque, v. 570 ­ Médine, 632), prophète de l’islam. Orphelin dès sa naissance, Mahomet fut élevé par un oncle et assez tôt chargé de la garde des troupeaux. Plus tard, il entra au service d’une riche veuve, Khadidjah. Il accompagna ses caravanes en Syrie, et elle l’associa à ses affaires puis l’épousa. Ils eurent sept enfants: trois fils, qui ne vécurent pas, et quatre filles; la plus jeune, Fatima, épousera Ali, cousin de Mahomet, et assurera la descendance du Prophète. La Mecque, cité caravanière, était le lieu d’un pèlerinage polythéiste; cependant, l’existence d’un courant monothéiste y est attestée. Mahomet avait pris l’habitude de méditations solitaires dans une grotte du mont Hira; c’est là, par des songes d’abord, par des visions ensuite, qu’il eut, par l’intermédiaire de l’archange Gabriel, la révélation de la mission dont Dieu l’investissait (V. Coran). Son entourage reçut son message et l’encouragea; les riches commerçants de La Mecque repoussèrent une doctrine qui ruinait leurs intérêts, tandis que les humbles formèrent un groupe d’adeptes. En 619, ayant perdu deux fidèles alliés, Khadidjah et son oncle Abu Talib, Mahomet dut chercher refuge hors de La Mecque, où il s’opposait désormais à son oncle paternel Abu Lahab. Des contacts furent pris avec des tribus de la ville de Yathrib, palmeraie au N.-O. de La Mecque, qui cherchaient un médiateur. Mahomet y émigra avec ses partisans en 622. Cette émigration (hidjra, «hégire») est le point de départ de l’ère musulmane, et Yathrib prit le nom de Al-Madinat an-Nabi (la «ville du Prophète»: Médine). Le Prophète organisa à Médine la communauté musulmane (umma), formée de deux catégories égales d’adeptes: les Muhadjirun, émigrés mecquois, et les Ansar, disciples de Médine. Ranimant la foi monothéiste d’Abraham (Ibrahim), Mahomet donna des racines purement arabes à l’organisation culturelle et liturgique (qu’il précisa au fil des années). Victoires et défaites militaires alternèrent contre les Mecquois, qui conclurent avec Mahomet un pacte (628) permettant le pèlerinage et stipulant une trêve de dix ans. En 630, les Mecquois ayant rompu la trêve, le Prophète s’empara de leur ville, détruisit les idoles, décréta une amnistie générale, puis retourna à Médine. Les derniers adversaires se rallièrent; vers 632, toute l’Arabie était pratiquement islamisée. Mahomet fit le pèlerinage (dit «de l’Adieu») à La Mecque et en codifia les rites (·adj); au retour, il tomba malade et mourut le 8 juin 632.

Mamba : Gros serpent d’Afrique noire, très venimeux.

Manco Cápac Ier : (XIe siècle), fondateur légendaire de l’Empire inca.

Mandala : (mot sanskr., cercle). Dans le bouddhisme du Grand Véhicule et dans le tantrisme, diagramme géométrique dont les couleurs symboliques, les enceintes concentriques, etc., figurent l’univers et servent de support à la méditation.

Manganèse : Métal de densité 7,2 ; élément (Mn) de numéro atomique 25, de masse atomique 54,93.

Mangouste : n. f. Petit mammifère carnivore d’Asie et d’Afrique (genres Herpestes et voisins, fam. viverridés) à pelage brun, grand destructeur de serpents.

Mangrove : Ecosystème incluant un groupement de végétaux principalement ligneux spécifique, ne se développant que dans la zone de balancement des marées appelée estran des côtes basses des régions tropicales. On trouve aussi des marais à mangroves à l’embouchure de certains fleuves. Ces milieux particuliers procurent des ressources importantes (forestières et halieutiques) pour les populations vivant sur ces côtes. Les mangroves sont parmi les écosystèmes les plus productifs en biomasse de notre planète. Les espèces ligneuses les plus notables sont les palétuviers avec leurs pneumatophores et leurs racines-échasses. La dégradation rapide de certaines mangroves, dans le monde entier, est devenue préoccupante parce qu’elles constituent des stabilisateurs efficaces pour certaines zones côtières fragiles qui sont maintenant menacées, et parce qu’elles contribuent à la résilience écologique des écosystèmes après les cyclones et tsunamis et face aux effets du dérèglement climatique, incluant la montée des océans.

Marijane : marihuana [maRiRwana] ou marijuana [maRiana] n. f. Stupéfiant préparé à partir de jeunes inflorescences femelles desséchées du chanvre indien (Cannabis sativa). Cigarette de marihuana

Marseille : chef – lieu du département des Bouches-du-Rhône et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, 3e ville de France et 1er port de la Méditerranée; métropole d’équilibre (incluant Aix-en-Provence et Fos); 807726 hab., env. 1231000 hab. pour l’aggl. Aéroport Marignane. Le trafic lourd, constitué en grande partie de pétrole, s’est reporté vers l’étang de Berre et Fos, ainsi que les industr. de base (pétrochimie, sidérurgie). La ville de Marseille a des industr. diversifiées (alimentation, métallurgie, chimie, réparations navales, presse, etc.), mais connaît des problèmes d’emploi. Un métro y a été inauguré en 1978. Le centre commercial « Grand Littoral », à Saint-André, a ouvert en 1996 (avec 140000 m2 de surface et 200 boutiques, il est l’un des plus grands de France). ­ Archevêché. Univ. Égl. romane St-Laurent. Égl. St-Ferréol (en partie du XVe s.). Égl. St-Victor (parties des XIIe et XIIIe s.). Fort St-Jean (XVIIe s., tour du XVe) et fort St-Nicolas (XVIIe s.). Basilique N.-D.-de-la-Garde (consacrée en 1864). Musées. (V. aussi If.) ­ La ville (Massalia) fut fondée par une colonie phocéenne au VIe s. av. J.-C. Port florissant jusqu’à la conquête des Gaules (49 av. J.-C.), elle fut à nouveau très prospère au temps des croisades (port de voyageurs et de comm. avec le Levant), déclina ensuite et retrouva sa puissance au XIXe s., surtout après l’ouverture du canal de Suez (1869).

Mein Kampf : «Mon combat», ouvrage de Hitler (1925), qui, emprisonné (1924), dicta à Rudolf Hess des fragments mis en forme par la suite: le malheur de l’Allemagne est principalement dû aux Juifs; de grands Aryens blonds dirigés par un Führer (chef), la force, la guerre rétabliront dans ses droits une nation élargie (Grande Allemagne). Fondant le national-socialisme (nazisme), cet ouvrage reprend les thèmes développés par des théoriciens allemands de l’État (Fichte, Hegel), par les pangermanistes et par des théoriciens racistes tels que Gobineau.

Meine Kleine Mutter mehr licht ! : Ma petite Mère, plus de lumière !

Mélusine : personnage fabuleux, fille d’une fée, qui pouvait se métamorphoser partiellement en serpent. Les romans de chevalerie et les légendes du Poitou font d’elle l’aïeule et la protectrice de la maison de Lusignan.

Mendès – France : (Pierre) (Paris, 1907 ­ id., 1982), homme politique français. Député radical-socialiste à partir de 1932, il fut membre du gouvernement du Front populaire en mars 1938 (second cabinet Blum). Résistant, combattant dans les Forces aériennes françaises libres, membre du Comité français de libération nationale (dont il démissionne en avril 1945), député en 1946, il fut président du Conseil (1954-1955) et signataire, à ce titre, des accords de Genève qui mirent fin à la guerre d’Indochine (juillet 1954). Il fut l’un des fondateurs du Front républicain, qui remporta de nombreux sièges aux élections législatives de 1956. Hostile à la Constitution de 1958, il demeura un adversaire intransigeant du gaullisme et apporta, dans les années 70, son soutien à l’union de la gauche. Il se retira en 1973.

Mère de vinaigre : Pellicule fine et translucide qui se fripe au moindre contact. Petite à petit, ce film s’épaissit et ressemble à une masse visqueuse constituée par la prolifération des ferments acétiques. La mère surnage à la surface du récipient, elle s’adapte à la forme du contenant dans lequel elle vit. Au départ très fine, elle s’épaissit jusqu’à devenir une peau épaisse, gélatineuse et ferme, parfois de plusieurs centimètres.

Méridien ( ne ) : (lat. meridianus, de meridies, midi). méridien n.m. 1. Lieu des points ayant même longitude, à la surface de la Terre ou d’un astre quelconque. 2. En un lieu donné, plan défini par la verticale locale et l’axe de rotation de la Terre. (On dit aussi plan méridien.)
Astronomie – Demi-grand cercle de la sphère céleste limité aux pôles et passant par le zénith d’un lieu.
Géographie – Méridien origine ou premier méridien, méridien par rapport auquel on compte les longitudes. (Le méridien origine international passe par l’ancien observatoire de Greenwich, à 2º 20 14« ; à l’ouest de celui de Paris.)
Géophysique – Méridien magnétique, plan vertical contenant la direction du champ magnétique terrestre.
méridienne n.f. 1. Chaîne de triangulation géodésique orientée suivant un méridien. 2. Section d’une surface de révolution par un plan passant par l’axe de cette surface.

Mers el-Kébir : aujourd’hui El-Marsa El-Kebir – Port d’Algérie (wilaya d’Oran), dans une rade abritée. Population : 14 167 hab. (recensement de 1998). Base navale militaire. Chantiers navals. Ancien port romain, musulman à partir du XIIe s., important arsenal maritime, il fut occupé par les Espagnols de 1505 à 1792. Le 3 juillet 1940, l’escadre de l’amiral Gensoul, ayant refusé l’ultimatum anglais de désarmer ou de continuer la lutte contre l’Allemagne, y fut bombardée par la Royal Navy ; 1 300 marins y périrent. Après 1945, Mers-el-Kébir devint une grande base française. Concédée pour 15 ans à la France par les accords d’Évian (1962), elle fut cependant transférée à l’Algérie en 1967.

Métalloïde : 1. Non-métal. 2. Élément intermédiaire entre un métal et un non-métal. Syn. semi-métal.

Mexico : capitale du Mexique (district fédéral), sur le plateau central (Anáhuac), à 2260 mètres d’altitude; 17,5 millions d’habitants (agglomération) [1994]. Important foyer culturel. Premier centre industriel et commercial du pays: sidérurgie, constructions mécaniques (automobiles), industries chimique, textile, alimentaire, etc. ­ Archevêché. Université. Cathédrale baroque (XVIe-XVIIIe siècle). Palais national (XVIe siècle, remanié au XIXe siècle). Cité universitaire (1950-1955). Musées. Siège des XVIes jeux Olympiques (1968). ­ Depuis quelques décennies, sa forte croissance démographique a engendré un important prolétariat urbain. ­ Fondée en 1325 par les Aztèques, conquise par H. Cortés en 1521, la ville (alors nommée Tenochtitlán) fut rasée et reconstruite; résidence du vice-roi de la Nouvelle-Espagne, elle devint la capitale du Mexique en 1824. En septembre 1985, un séisme de magnitude 8,2 (échelle de Richter) a ravagé la ville.

Microprocesseur : Ensemble de circuits intégrés constituant notam., sous un très faible volume, l’unité centrale d’un micro-ordinateur.

Moïse : (en hébr. Mosché) (XIIIe s. av. J.-C.), prophète et législateur d’Israël, connu essentiellement par les cinq livres de la Bible (Pentateuque). Fils de parents hébreux, il serait né sous le règne de Ramsès II (1301 à 1235 env.), en Égypte. Après avoir échappé providentiellement à l’extermination des nouveau-nés mâles hébreux de ce pays (légende du berceau d’osier abandonné sur le Nil), il est élevé à la cour du pharaon qui persécute son peuple. Le meurtre d’un fonctionnaire égyptien le contraint à se réfugier dans le désert du Sinaï, où Yahvé lui apparaît sous la forme d’un buisson ardent et lui enjoint de conduire hors d’Égypte les tribus hébraïques captives. Il dirige alors les Hébreux vers le pays de Canaan, leur fait traverser la mer Rouge, dont les eaux se sont ouvertes, reçoit de Dieu les Tables de la Loi (V. Torah) ou Dix Commandements ou Décalogue. Cette Loi est d’une grande originalité, car elle affirme l’existence d’un Dieu unique. Moïse est le constructeur de l’arche d’Alliance, symbole de la présence de Yahvé parmi le peuple élu (le peuple juif). Il est dit que Dieu ne lui accorda pas, comme à toute la génération qui avait vécu en Égypte, le droit d’entrer en Terre promise, mais lui permit de la contempler du haut du mont Nebo, où il mourut.

Moleskine : Toile cirée imitant le grain du cuir.

Moloch : ou Molk (en hébr. Melek, «roi»), nom par lequel l’Ancien Testament désigne, à tort, une divinité cananéenne à laquelle auraient été offerts des sacrifices d’enfants. On voit plutôt dans le Molk le sacrifice lui-même, au cours duquel de jeunes enfants étaient égorgés et brûlés comme offrandes, en pays cananéen et dans les territoires carthaginois.

Mormon : Membre d’un mouvement religieux («Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours») fondé aux États-Unis à partir de 1830, dont la doctrine repose sur l’Ancien Testament mêlé d’emprunts à diverses religions (partic. au judaïsme). Les mormons (plus de 5 millions) constituent l’une des communautés les plus riches des É.-U. La foi mormone.

Morue Joyeuse : A Saint Pierre & Miquelon, bar fréquenté par Al Capone pendant la prohibition

Mozambique : (République du) (República de Moçambique), État d’Afrique orientale, sur l’océan Indien (canal de Mozambique); 783050 km²; 18,6 millions d’habitants (accroissement naturel: 2,6 % par an) [estimation 1998]; capitale Maputo (ancien Lourenço Marques). Nature de l’État: république populaire. Langue officielle: portugais. Monnaie: métical [1999]. Population: Bantous majoritaires. Religions: animisme (60,2 %), christianisme (29,8 %), islam sunnite (10 %) [1995].
Géographie physique, humaine et économique. ­ Étiré en latitude, le Mozambique comprend une plaine littorale (45% de la superficie du pays), bordée de mangrove, inhospitalière au centre mais qui groupe l’essentiel de la population du pays. On trouve ensuite des plateaux de moyenne altitude (200 à 600 m), que dominent de hauts plateaux (600 à 1000 m), ces hauteurs étant surtout développées au nord-est. Au climat, tropical assez humide, correspond la savane en plaine et la forêt claire sur les versants (jusqu’à 600 m d’altitude). Les fleuves, bien alimentés, ont un important potentiel hydraulique. Malgré une forte mortalité, la croissance démographique est importante. La population, rurale à 71,8 %, vit surtout de l’agriculture: productions vivrières (maïs, manioc, sorgho), cultures d’exportation (thé, coton, canne à sucre, noix de cajou). Les ressources du sous-sol sont notables (charbon, fer, or, gaz), mais peu exploitées et l’industrie se limite à quelques productions textiles et agro-alimentaires. L’économie, désorganisée par le départ des Portugais et la collectivisation, affectée par des calamités successives (sécheresses, inondations) et la guerre civile (sabotages qui ont, par exemple, interrompu les livraisons d’électricité à l’Afrique du Sud de 1981 à 1990), est en situation très critique. Le Mozambique fait partie des pays les moins avancés (P.M.A.), c’est l’un des plus pauvres du monde, il ne survit que grâce à l’aide internationale.
Histoire. ­ À la fin du XVe siècle, les Portugais s’installèrent sur les côtes, connues des commerçants arabes depuis le Xe siècle. L’intérieur ne fut définitivement conquis qu’en 1917. Province portugaise d’outre-mer en 1951, le Mozambique acquit son indépendance en 1975, après une guérilla menée dès 1962 par le Frelimo (Front de libération du Mozambique) d’Eduardo Mondlane, puis de Samora Machel, qui, après la «révolution des Œillets» (avril 1974), négocia avec la junte de Lisbonne. L’orientation socialiste du Frelimo suscita, à partir de 1979, une rébellion dirigée par la Renamo (Resistencia Nacional Mocambicana) et appuyée par l’Afrique du Sud. Après la mort accidentelle de Samora Machel (1986), Joaquim Chissano lui succèda. Dès lors, la rupture avec le socialisme fut sanctionnée par l’adoption d’une Constitution pluraliste (novembre 1990); des pourparlers furent engagés en 1990 avec le mouvement rebelle de la Renamo; ils aboutirent aux accords de Rome (1992) et permirent la mise en place des premières structures pour la reconstruction du pays. Joaquim Alberto Chissano fut réélu à la présidence de la République en 1994.

Mozart (Wolfgang Amadeus) : (Salzbourg, 1756 ­ Vienne, 1791), compositeur autrichien. Son génie émerveille par sa précocité (dès l’âge de six ans, il composait des pièces pour clavecin et improvisait) et sa variété. En proie, la plupart du temps, à de graves soucis matériels, il s’épuisa rapidement dans un labeur acharné et mourut dans un état voisin de la misère. Pour le théâtre: l’Enlèvement au sérail (1782), les Noces de Figaro (1786), Don Giovanni (1787), Cosi fan tutte (1790), la Flûte enchantée (1791), œuvres maîtresses dans l’histoire de l’opéra; pour l’église: messes, dont la Messe solennelle en ut mineur, K427 (1783), motets, Kyrie, K 341, vêpres, et le célèbre Requiem (1791); symphonies (les nos 40, en sol mineur, et 41, dite «Jupiter», comptant parmi ses chefs-d’œuvre); concertos pour violon, piano, etc.; musique de chambre: sonates pour piano, trios, quatuors à cordes, quintettes à cordes, etc. Mozart est à la charnière de deux époques: dépassant tous ses prédécesseurs, à l’exception de Bach, qu’il égale souvent dans la polyphonie, il annonce le romantisme musical.

Muddy Waters : (1915-1983). De son vrai nom McKinley Morganfield, il est né à Rolling Fork (Mississipi). En 1943, il adopte son nom de scène et part pour Chicago où il se produit dans les bars et fréquente Sonny Boy Williamson et Big Bill Bronzy. Une voix pleine d’émotion et l’emploi du bottleneck sur sa guitare électrique caractérise le style de Muddy Waters. En 1951, il fonde son groupe et se produit dans les festivals de musique folk et jazz à la fin des années 1950 et continuera de jouer et d’enregistrer jusqu’à sa mort.

Mutant : 1. Être vivant qui subit ou qui a subi une ou plusieurs mutations. adj. Qui a subi une mutation. Type mutant. 2. Personnage de science-fiction qui subit une mutation.

Mycose : n. f Affection due à un champignon parasite.

N comme…

Nabab : 1. Titre donné dans l’Inde musulmane aux gouverneurs des provinces, aux grands officiers de la cour des sultans. 2. plaisant Homme très riche qui fait étalage de sa fortune.

Nankin : ou Nanjing, ville de Chine, capitale du Jiangsu, port sur le bas Yangzijiang; 2091400 hab. (aggl. urb. 3682270 hab.). Centre culturel et industriel (text., prod. chim., constructions méca., raffinerie de pétrole). ­ Nombreux vestiges de l’époque des Ming: remparts, portes monumentales, tombeaux des empereurs (aux abords de la ville). Mausolée de Sun Yat-sen. ­ Fondée au Ve s. av. J.-C., berceau du bouddhisme chinois (le premier temple y fut construit en 247), la ville fut la cap. de la Chine au temps des Six Dynasties (IIIe s.-VIe s.), sous les Tang du Sud (Xe s.), sous les premiers Ming (1368-1421), les rebelles Taiping (1853-1864) et à l’époque du Guomindang (1927-1939). ­ Le traité de Nankin (1842) entre la G.-B. et la Chine mit fin à la guerre de l’Opium et ouvrit pour la première fois des ports chinois au commerce étranger.

Nébuleuse : n. f. Objet céleste qui, contrairement aux étoiles et aux planètes, nettement délimitées, présente un aspect diffus et vaporeux. Nébuleuse à émission: concentration de gaz interstellaire ionisé (en général, par la présence d’étoiles chaudes) et qui apparaît comme une nébulosité lumineuse aux contours diffus. Nébuleuse obscure: nuage dense de gaz interstellaire froid, riche en poussières interstellaires, qui trahit sa présence en masquant les étoiles plus éloignées.

Nécrose : Mort d’une cellule ou d’un groupe de cellules à l’intérieur d’un corps vivant. SYN. : mortification.

Néolithique : Dernière période de la préhistoire, à laquelle succède la protohistoire.

Névropathe : Qui souffre de névropathie : Affection psychique et fonctionnelle liée à des troubles du système nerveux.

Névrose : 1 – Affection mentale caractérisée par des pensées envahissantes ou de l’anxiété, dont le sujet est
conscient. 2 – Névrose expérimentale, état induit chez un animal dans des situations analogues à celles du conditionnement, qui se traduit par des troubles du comportement et ressemble à la névrose humaine.
Névrose obsessionnelle, névrose phobique, hystérie d’angoisse.

Nibelungen : dans la myth. germanique (Allemagne, Scandinavie, Islande), nains possesseurs de prodigieuses richesses et soumis au roi Nibelung («Fils du brouillard», c.-à-d. du monde souterrain). Siegfried avait vaincu un dragon et s’était baigné dans son sang, devenant invulnérable, mais une feuille s’était collée sur son flanc, délimitant une zone vulnérable. Il tua Nibelung et s’empara du fabuleux trésor; lui et ses compagnons prirent le nom de Nibelungen, transmis aux possesseurs ultérieurs du trésor, les Burgondes. Cette légende naquit après le massacre des Burgondes (pop. rhénane) par les Huns au Ve s. (V. Edda). Vers 1200, un anonyme d’Allemagne du S. conte, dans la Chanson des Nibelungen (Nibelungenlied), l’alliance de Gunther, roi des Burgondes, et de Siegfried, qui aime la sœur de celui-ci, Kriemhild. Gunther vainc la walkyrie Brünhild (ou Brunehilde), reine d’Islande, et l’épouse. Comme Siegfried a, grâce à sa cape magique, remplacé Gunther, Kriemhild et Brünhild entrent en conflit; Kriemhild révèle malencontreusement à Hagen, vassal de Brünhild, quelle zone du corps de son époux est vulnérable, et Hagen le tue. Kriemhild, pour venger Gunther et Siegfried, épouse Hetzel (Attila), qui massacre Gunther et les Burgondes; elle-même décapite Hagen avec l’épée de Siegfried et se fait tuer par les Ostrogoths. L’Anneau du Nibelung, festival scénique en un prologue et 3 journées (dit cour. Tétralogie), sur des textes et une musique de Wagner, qui modifia fortement la légende: l’Or du Rhin (prologue en 4 tableaux, 1854), la Walkyrie (3 actes, 1856), Siegfried (3 actes, 1869), le Crépuscule des dieux (un prologue et 3 actes, 1874). 1. Dans l’Or du Rhin, les Filles du Rhin demandent au nain Alberich de renier l’amour à jamais et lui donnent l’or avec lequel il forge une bague aux pouvoirs illimités. Le grand dieu Wotan (Odin) dérobe cette bague. Alberich, avide de vengeance, attache à l’anneau une malédiction: pour rémunérer les géants qui construisent le Walhalla (séjour des héros morts dans les combats), Wotan le leur donne et ceux-ci s’entre-tuent. 2. Dans la Walkyrie, riche en péripéties opposant Wotan à divers membres de sa famille, notam. à sa fille Brunehilde, Alberich fomente la mort de Siegmund, lequel est tué en combat singulier par la faute de Wotan, son père. 3. Fils de Siegmund et de Sieglinde, Siegfried tue le géant Fafner avec l’épée magique de son père et s’empare de l’anneau, puis il délivre la walkyrie Brunehilde du sommeil où Wotan l’avait plongée pour avoir protégé le couple incestueux Siegmund-Sieglinde. 4. Dans le Crépuscule des dieux, Brunehilde et Siegfried se jurent fidélité et le héros donne la bague à Brunehilde. Mais Hagen, le fils d’Alberich, veut leur perte: Siegfried absorbe un philtre magique qui lui fait oublier Brunehilde, et, sous l’apparence de Gunther (demi-frère de Hagen), reprend à celle-ci la bague maudite. Se croyant trahie, Brunehilde devient la complice de Hagen dans le meurtre de son amant. Les Filles du Rhin lui révèlent la machination et elle ordonne la construction d’un bûcher funéraire; ayant remis l’anneau à son doigt, elle enflamme le bûcher et se précipite sur le corps de Siegfried alors qu’il prend feu. Les Filles du Rhin se saisissent de la bague. Hagen tente vainement de les poursuivre. Le Walhalla s’enflamme. L’ère des dieux s’achève. Les Nibelungen, film de Fritz Lang (1924), fresque épique aux superbes images, en 2 parties: la Mort de Siegfried et la Vengeance de Kriemhilde, avec Paul Richter (1895 ­ 1961).

Nimbe : 1. Cercle lumineux placé autour de la tête des dieux et des empereurs romains déifiés, puis, par les chrétiens, autour de celle du Christ et des saints, dans l’iconographie religieuse ; auréole. 2. LITT. Halo lumineux, auréole entourant qqn, qqch.

Ninive : capitale de l’empire d’Assyrie, sur le Tigre. Elle s’élevait sur la rive gauche du fleuve en face de la ville actuelle de Mossoul (Irak). Déjà habitée au IIIe millénaire, elle fut portée à son apogée par le roi assyrien Sennachérib (705-681 av. J.-C.) et conservée comme cap. par ses successeurs; elle fut détruite en 612 av. J.-C. ­ Les fouilles entreprises par l’Anglais Layard à Ninive en 1847 ont mis au jour de brillants vestiges: ruines du palais, bas-reliefs, tablettes cunéiformes, etc.

No man’s land : n. m. (En angl. «terre d’aucun homme».) Zone séparant les premières lignes de deux armées ennemies. Terrain neutre.

Noria : n. f. Machine à élever l’eau, constituée principalement d’une roue ou d’une chaîne sans fin à laquelle sont fixés des godets. Ce qui évoque la circulation sans fin des godets d’une noria. La noria d’un pont aérien.

Nouveau-Brunswick : Fait partie des dix provinces canadiennes. D’une superficie de 71 355 km2, la province est deux fois plus grande que la Belgique. Le Nouveau-Brunswick compte 729 997 habitants (2006). Près du tiers de la population est francophone alors qu’environ les deux tiers est anglophone. C’est d’ailleurs la seule province à être officiellement bilingue, c’est-à-dire que les deux langues ont un statut égal. La capitale du Nouveau-Brunswick est Fredericton, et les trois plus grandes villes sont Moncton, Fredericton et Saint-Jean. Edmundston est la plus grande ville unilingue francophone du Canada à l’extérieur du Québec. Le territoire du Nouveau-Brunswick est habité depuis au moins dix mille ans et la province fut officiellement créée le 16 août 1784. Le Nouveau-Brunswick est l’une des quatre provinces fondatrices de la Confédération en 1867.

Nova : Étoile dont l’éclat augmente brusquement (de plus de 10 magnitudes en quelques jours) puis décline lentement (en plusieurs mois) jusqu’au retour à l’état initial.

Nunchaku : Arme d’origine japonaise formée de deux bâtons reliés par une chaîne ou une corde fixée à l’une de leurs extrémités.

O comme…

Oaxaca : ville du Mexique méridional, à 1500 m d’altitude; 212900 habitants. Capitale de l’État d’Oaxaca (95364 km²; 3019560 habitants). Importantes richesses minières. Industries textiles et alimentaires.

Odyssée : (gr. Odusseia, Odyssée). Voyage mouvementé, riche d’incidents, de péripéties.

Ogino : (Kyusaku) (Toyohashi, 1882 ­ Niigata, 1975), gynécologue japonais qui, avec l’Autrichien Hermann Knaus (Sank Veit, 1892 ­ Graz, 1970), mit au point en 1923 une méthode de contrôle naturel des naissances, fondée sur la détection de la date d’ovulation.

Oméga : 1. Vingt-quatrième et dernière lettre de l’alphabet grec (, ), correspondant à o long. Fig. L’alpha et l’oméga: le commencement et la fin (Bible). 2. symbole d’une vitesse angulaire ou de la pulsation d’une grandeur sinusoïdale. ­ : symbole de l’ohm. 3. Nom commun de particules dont certaines (w) appartiennent à la famille des mésons et d’autres (W) à celle des hypérons.

Onglée : n. f. Engourdissement douloureux du bout des doigts, causé par le froid. Avoir l’onglée.

Orang-outan : ou orang-outang [Rut] n. m. Grand singe anthropomorphe (Pongo pygmæus, fam. pongidés) des forêts de Sumatra et de Bornéo, dont la taille atteint 1,40 m. Les orangs-outans sont arboricoles et frugivores.

Orchidoclaste : du grec orchis : les testicules (ex : orchidée) & clan : casser, briser (ex : iconoclaste) orchidoclaste = casse couilles

Orphée : dans la mythologie grecque, aède légendaire de Thrace, fils d’Œagre et de la muse Calliope. Le mythe le plus célèbre le concernant est celui de sa descente aux Enfers pour en ramener son épouse Eurydice. Hadès consent à la lui rendre à condition qu’il ne la regarde qu’au sortir du royaume des Morts. Orphée ne respecte pas cette injonction et provoque ainsi la seconde mort de sa femme. Virgile a consacré au mythe d’Orphée 5 vers des Géorgiques (29 av. J.-C.); ces 5 vers ont inspiré la quasi-totalité des œuvres ultérieures, litt. ou music. Fabula («Fable») di Orfeo, drame lyrique d’Angelo Poliziano, en fr. Ange Politien (1454 ­ 1494) représenté à Mantoue en 1480. Monteverdi en tira la Favola d’Orfeo, plus souvent nommée Orfeo, drame musical en 5 actes (1607), la première grande réussite du genre opéra en raison de son unité dramatique; celle-ci est due à la parfaite fusion entre sinfonie pour instruments, récitatifs expressifs, ariosi, chœurs (composés à la manière des madrigaux), airs de cour et de ballet. Cent cinquante ans plus tard, Orfeo ed Euridice, opéra en 3 actes de Gluck (1762), sur un livret de Raniero de Calzabigi (1714 ­ 1795), marqua une «réforme» de l’opéra par sa volonté de simplification: intrigue réduite à trois personnes (Orphée, Eurydice et le dieu de l’Amour), participation étroite du chœur à l’action, suppression des airs destinés seulement à faire valoir la voix, récitatif réduit; l’un des plus beaux airs du répertoire lyrique est le lamento d’Orphée (Che farò senza Euridice / J’ai perdu mon Euridice, acte II, scène I); Gluck a donné une version franç. de son Orphée (1774, adaptation Pierre-Louis Moline) qui substitue un mezzo-soprano au castrat de la version ital. originale. Orphée aux Enfers, opéra-féerie en 2 actes et 4 tableaux (1858) d’Offenbach sur un livret d’Hector Crémieux et Ludovic Halévy, est parodique: Orphée préfère laisser son épouse aux Enfers; l’ouverture est souvent jouée en concert (arrangement dû à Carl Binder, qui ajouta le fameux solo de violon du prem. acte et le cancan du dernier). ¶ CINÉ Orphée, film de Cocteau (1949): le poète Orphée s’oppose à son rival Cégeste et tente de sauver Eurydice des Enfers; modernisation poétique du mythe, avec Jean Marais, Maria Casarès (1922-1996); Cocteau lui donne une suite, le Testament d’Orphée (1959), plus surréaliste, qu’il interprète.

Ouagadougou : capitale du Burkina Faso, reliée par voie ferrée à Abidjan; 730000 habitants (agglomération) [1994]. Centre commercial; industrie alimentaire. Depuis 1977, a lieu dans cette ville la plus importante manifestation culturelle du continent noir, le Festival panafricain du cinéma. ­ Archevêché.

Overdose : surdose

Oxyde : Composé résultant de la combinaison de l’oxygène avec un autre élément.

P comme…

Paganini Niccolò : violoniste, altiste, guitariste et compositeur italien, né à Gênes le 27 octobre 1782, et mort à Nice le 27 mai 1840. Il est souvent évoqué comme étant le plus grand violoniste jamais connu. Il fut aussi un compositeur réputé, ayant inventé de nouvelles façons de jouer du violon. L’ensemble ou presque des techniques modernes du violon est de son fait (sauts, bariolages, trémolo, pizz main gauche, glissando, alternances rapides pizz et saltato, entre autres), même si parfois il a seulement actualisé ou magnifié des effets déjà existants (trilles, double-cordes, démanché). Une version romancée de la dernière partie de sa vie fut adaptée à l’écran en 1989 par le comédien allemand Klaus Kinski sous le titre Kinski Paganini.

Pageot : pageot ou page n. m. Lit.

Pagne : n. m. Morceau d’étoffe ou de matière végétale tressée, couvrant le corps le plus souvent de la ceinture aux mollets, dont les habitants de certaines régions chaudes du globe (Afrique, Amérique tropicale, Océanie, etc.) se ceignent les reins.

Pandémonium : 1. Capitale imaginaire de l’enfer. Le Pandémonium imaginé par Milton. 2. Lieu où règnent tous les genres de corruption et de désordre.

Paria : n. m. En Inde, individu hors caste, considéré comme appartenant au dernier degré de l’échelle sociale, privé de droits, contraint de vivre exclu. La classe des parias a été officiellement abolie en 1947. Personne méprisée, exclue du groupe social.

Parthénogenèse : (du gr. parthenos, vierge). Reproduction à partir d’un ovule ou d’une oosphère non fécondés.

Pavlov : (Ivan Petrovitch) (Riazan, 1849 ­ Leningrad, 1936), médecin et physiologiste russe. En 1903, il exposa ses théories sur le réflexe conditionné, découverte capitale dans l’histoire de la physiologie; ensuite, ses travaux sur la fonction cérébrale firent considérablement progresser la psychologie expérimentale. P. Nobel de médecine 1904.

Pétroglyphe : Dessin symbolique gravé sur de la pierre (surface rocheuse à l’état naturel). Le terme provient des mots grecs  petros (ou petra) pour pierre et glyphein pour gravure. Un pétroglyphe n’est donc pas un pictogramme, qui raconte chronologiquement une histoire, ni de l’art pariétal, qui est une peinture à même la roche des parois de grottes.

Peyotl : n. m. Cactacée des montagnes mexicaines, qui renferme un alcaloïde hallucinogène, la mescaline.

Phénix : n. m. Oiseau fabuleux qui, après avoir vécu plusieurs siècles, se brûle lui-même sur un bûcher pour renaître de ses cendres.

Plasma : 1. Partie liquide du sang, au sein de laquelle les éléments figurés (hématies, leucocytes, plaquettes) sont en suspension. 2. Gaz porté à haute température, formé d’un ensemble d’électrons négatifs et d’ions positifs en équilibre avec des molécules ou des atomes non ionisés dont le nombre est d’autant plus faible que la température est plus élevée.

Polaroïd : (Nom déposé.) Polariseur constitué d’une lame transparente. Appareil photographique à développement instantané.

Pollock ( Jackson ) : peintre américain (Cody, Wyoming, 1912 – Springs, Long Island, 1956). Arrivé à New York en 1929, il évoluera grâce à l’influence des muralistes mexicains, à celle de Picasso, puis à la découverte de l’automatisme surréaliste (rencontre des artistes européens réfugiés, à la galerie de Peggy Guggenheim, à partir de 1942). Associant d’abord, vers 1943, une gestualité expressionniste à des sortes d’idéogrammes rituels, totémiques, il aboutit en 1947, à travers la méthode du dripping, à une abstraction dans laquelle la couleur, projetée sur de grandes toiles posées au sol, engendre un tissu continu (all over) de vibrantes calligraphies. Cette action painting fait de lui le plus illustre des artistes qui ont établi le prestige de l’école américaine après 1945.

Polymériser : n. f. Réaction chimique consistant en l’union de molécules d’un même composé (monomères) en une seule molécule plus grosse (macromolécule).

Ponant : Vx Occident, couchant. Le levant et le ponant. Le Ponant : l’océan Atlantique. La flotte du Ponant, qui croisait dans l’Atlantique.

Port-Saïd : ville et port d’Égypte, à l’entrée nord du canal de Suez ; 380000 habitants [1997]; chef-lieu du gouvernorat du même nom.

Prophète : ou prophétesse 1. Chez les Hébreux, personne qui, inspirée par Dieu, annonçait au peuple des croyants une vérité cachée, des récompenses ou des châtiments divins. 2. Personne qui annonce l’avenir, ce qui doit arriver. Vous avez été bon prophète. Prophète de malheur : personne qui annonce des choses désagréables. ­ Faux prophète: imposteur. Proverbe :Nul n’est prophète en son pays: on a moins de succès parmi les siens qu’ailleurs.

Protozoaire : Animal unicellulaire.

Psychose : 1. Affection mentale caractérisée par une altération profonde de la personnalité et des fonctions
intellectuelles, et le fait que le sujet n’a pas conscience de son état. 2. État de panique collective provoqué par
un événement ou un fléau vécu comme une menace permanente.

Ptérodactyle : 1. Qui a les doigts reliés par une membrane. 2. Ptérosaurien (genre Pterodactylus) à rostre denté, dépourvu de queue, du jurassique.

Pudibonderie : n. f. Pudeur excessive; affectation de pudeur.

Pusillanime : Qui manque de courage, de caractère; qui fuit les responsabilités.

Q comme…

Q. I : Sigle pour Quotient Intellectuel

Quark : n. m. Constituant des hadrons : Particule caractérisée par des interactions fortes. (Les hadrons comprennent les mésons et les baryons.)

Quasar : n. m. Astre extragalactique parmi les plus lumineux de l’Univers.

R comme…

Rattlesnake : serpent à sonnette, crotale

Remugle : LITT. Odeur particulière que prennent les objets longtemps enfermés ou exposés à l’air vicié.

Robert Johnson : Né le 8 mai 1911, Robert Johnson meurt à l’age de vingt-six ans. La brièveté de sa vie a développé bien des mystères et des légendes, comme celle de son fameux pacte avec le diable, à la croisée de deux chemins (Crossroad). Robert Johnson est avant tout le plus grand parolier du blues. Ses textes d’une immense beauté traduisaient un douloureux mal de vivre, une angoissante solitude et une religiosité très développée. Comme Jim Morrison ou Jimi Hendrix bien plus tard, Robert Johnson vivait sa musique vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il en est mort rapidement, empoisonné par un mari jaloux. Auteur de textes magnifiques, Johnson était aussi un compositeur extrêmement talentueux. Ses compositions, Love In Vain, Sweet Homme Chicago ou Dust My Broom ont été reprises par une cohorte de musiciens, d’Elmore James aux Blues Brothers en passant par les Stones ou Eric Clapton. Sa façon de jouer de la guitare, brisant les rythmes, ralentissant soudainement, pendant que son slide jouait des arabesques étranges dans les aigüs est tout à fait déconcertante.

Rolls-Royce : société britannique, fondée à Manchester en 1904, spécialisée dans la fabrication de voitures de grand luxe, de moteurs d’automobiles et d’avions (notamment pendant les deux guerres mondiales).

Roumi : (de l’ar. rum, romain). Chrétien, pour les musulmans.

Rorschach (Hermann) : (Zurich, 1884 ­ Herisau, 1922), neuropsychiatre suisse. Le test de Rorschach a pour objet l’étude de la personnalité et repose sur l’interprétation d’une série de taches d’encre.

Rousseau (Henri, dit le Douanier) : (Laval, 1844 ­ Paris, 1910), peintre français, maître de l’art naïf. Employé à l’octroi de Paris («douanier») de 1871 à 1893, il vécut à l’écart, mais connut Gauguin, Redon, Picasso. Sa production, abondante, ne peut être rattachée à aucune école: la Guerre ou la Chevauchée de la Discorde (1894), la Bohémienne endormie (1897), la Charmeuse de serpents (1907), le Rêve de Yadwigha (1910) .

Rune : n. f. Caractère des anciens alphabets germaniques et scandinaves.

S comme…

Saba : anc. royaume de l’Arabie du S.-O. (dans l’actuel Yémen). Au VIIIe s. av. J.-C., les textes assyriens mentionnent le tribut que ses chefs versent à l’Assyrie. Ce royaume se maintint ensuite jusqu’à la conquête persane du VIe s. apr. J.-C., puis s’intégra à l’Islam. Ma’rib et Zufar furent ses capitales successives. ­ La reine de Saba, dont parle la Bible (I Rois, 10) et que le Coran nomme Balkis, aurait été souveraine de cet État (Xe s. av. J.-C.).

Sabbat : ou shabbat, journée de repos que la loi de Moïse prescrit aux juifs le samedi, septième jour de la semaine, consacré au culte, à la prière, à l’étude de la Torah. Les interdictions multiples (ne pas travailler, ne pas toucher au feu ni à l’électricité, etc.) commencent le vendredi, au crépuscule, et cessent le samedi, au crépuscule.

Saint Augustin : Né dans le municipe de Thagaste (actuelle Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie), était un philosophe et théologien chrétien de l’Antiquité tardive, évêque d’Hippone, et un écrivain latin romano-africain, né d’un père romano-africain (africain romanisé) citoyen romain et d’une mère berbère non romanisée, sainte Monique. Il est l’un des quatre Pères de l’Église latine (avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier) et l’un des 33 docteurs de l’Église. Les catholiques le fêtent le 28 août, anniversaire de sa mort, alors que les orthodoxes le fêtent le 15 juin. Son tombeau se trouve à Pavie. Après saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l’établissement et le développement du christianisme occidental. Il a été également le penseur le plus lu au Moyen Âge. Augustin est le seul père de l’Église dont les œuvres et la doctrine aient donné naissance à un système de pensée : l’augustinisme. Son influence est marquée depuis le Haut Moyen Âge jusqu’à la plupart des théologiens chrétiens contemporains… Elle a influencé toute l’histoire de l’Église médiévale, puis alimenté les débats lors de la Réforme protestante, puis encore le jansénisme. Les débats suscités par l’interprétation de l’augustinisme ont contribué aux conceptions modernes de la liberté et de la nature humaine.

Saint-Laurent : L’un des plus grands arrondissements de la ville de Montréal. La population de l’arrondissement en 2008 était de 86 835 habitants. Il est nommé en l’honneur de Laurent de Rome. L’arrondissement Saint-Laurent est situé au nord de l’île de Montréal. Il est entouré au nord du quartier Cartierville, au sud de Ville Mont-Royal et à l’ouest par la ville de Dorval ainsi que l’arrondissement Lachine.

Saint-Pierre-et-Miquelon : Archipel français situé dans l’Océan Atlantique nord, à 25 km au sud de l’île de Terre-Neuve au Canada. Ancien département d’outre-mer puis collectivité territoriale à statut particulier, c’est aujourd’hui une collectivité d’outre-mer. L’archipel est composé de trois îles principales : Saint-Pierre, la plus petite des trois, mais qui abrite quatre-vingt-dix pour cent de la population, Miquelon, et Langlade, ces dernières reliées entre elles par un isthme de sable depuis le 18e siècle. Il compte également plusieurs petites îles et îlots non habités. Avec la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Clipperton, c’est l’un des sept territoires français en Amérique et le seul en Amérique du Nord, dernière parcelle de l’ancienne Nouvelle-France. Nommé Isle Sainct Pierre par Jacques Cartier lors de son passage en juin 1536, Saint-Pierre-et-Miquelon avait d’abord reçu le nom d’archipel des onze mille vierges par José Álvarez Faguendes, navigateur portugais débarqué en 1520, le jour de la Sainte Ursule. L’archipel a successivement été aux mains des Anglais et des Français avant de devenir définitivement français en 1815.

Salpingite : Inflammation aiguë ou chronique de l’une ou des deux trompes utérines. Inflammation de la trompe d’Eustache.

Sarajevo : capitale de la Bosnie-Herzégovine, sur la Miljacka; 400000 habitants (agglomération) [1994]. Centre artisanal (cuir, tapis) et industriel (alimentation, cimenteries). ­ Nombreux monuments de l’époque ottomane. ­ Le 28 juin 1914, l’archiduc héritier d’Autriche François-Ferdinand y fut assassiné; ce meurtre déclencha la Première Guerre mondiale. ­ Les milices serbes hostiles à l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine ont assiégé la ville à partir de mai 1992, et de violents combats les ont opposés aux Croates et aux Musulmans.

Sargasse : Algue brune flottante, dont l’accumulation forme, au large des côtes de Floride, une véritable prairie où pondent les anguilles.

Schizoïde : Qui est atteint de schizoïdie : Constitution mentale prédisposant à la schizophrénie, caractérisée notamment par le repli sur soi-même.

Schopenhauer : (Arthur) (Dantzig, 1788 ­ Francfort-sur-le-Main, 1860), philosophe allemand. Dans son princ. ouvrage, le Monde comme volonté et comme représentation (1818), il a élaboré une philosophie de la volonté. Le «vouloir-vivre» sans but ni fin est absurde et se caractérise par la souffrance et l’ennui. Il faut s’en affranchir, en pratiquant une sorte de «quiétisme» de la volonté individuelle: renoncement au plaisir (simple répit négatif), culte de l’art, ascétisme et enfin pitié, fondement de la morale. De la quadruple racine du principe de raison suffisante (1813), Sur la volonté dans la nature (1836), Essai sur le libre arbitre (1839), etc.

Schumann : (Robert) (Zwickau, 1810 ­ Endenich, près de Bonn, 1856), compositeur allemand. En 1840, il épousa Clara Wieck (1819 ­ 1896), qui fut son inspiratrice et la grande interprète de ses pièces pour piano. Dès 1833, Schumann avait ressenti les premiers signes d’une affection cérébrale qui, plus tard, nécessita son internement à l’asile d’Endenich (1854). Musicien romantique, il s’affirma d’abord comme un maître de la musique pour piano, d’une intense poésie: Carnaval (1834-1835), Fantaisie en «ut» (1837), Scènes d’enfants (1838), Kreisleriana (1838). Auteur de lieder (cycles l’Amour et la vie d’une femme, 1840; les Amours du poète, 1840), il excella aussi dans la musique de chambre (trios, quatuors à cordes, quatuor avec piano, quintette). Dans le domaine symphonique, outre ses quatre symphonies, le Concerto pour piano en «la» mineur (1845) et, surtout, les Concertos pour violoncelle (1850) et pour violon (1853) expriment avec intensité son angoisse face à la lente destruction de sa faculté créatrice.

Scissure : Fente naturelle à la surface de certains organes (poumon, foie, cerveau).

Scorbut : n. m. Maladie provoquée par une carence en vitamine C (anémie, hémorragies, troubles gastro-intestinaux, déchaussement des dents, cachexie).

Scories : 1. Résidu solide résultant de la combustion de certaines matières, de la fusion des minerais, de l’affinage de métaux, etc. 2. Scories volcaniques: projections ou produits de surface des coulées de lave. 3. Fig. Partie à éliminer, déchet.

Scrofuleux : Qui a rapport à la scrofule ; qui est atteint de scrofule : Écrouelles.

Scrotum : Enveloppe cutanée des testicules.

Septentrional : Du nord ; qui est situé au nord. Les peuples septentrionaux.

Servan – Schreiber : homme politique français (Paris, 1924). Il fonda, avec Françoise Giroud, l’hebdomadaire L’Express (1953) et fut secrétaire général (1969-1971) du parti radical. Il a écrit notamment le Défi américain (1967) et le Défi mondial (1980).

Singapour : État de l’Asie du Sud-Est formé d’une île principale et de quelques minuscules îlots, situé à la pointe de la péninsule malaise et séparé d’elle par le détroit de Johore; 581 km²; 3,5 millions d’habitants [estimation 1997] (Singapouriens), accroissement naturel: 1,1 % par an [estimation 1997]; capitale Singapour. Nature de l’État: république membre du Commonwealth. Langues officielles: malais, chinois, anglais, tamoul. Monnaie: dollar de Singapour [1998]. Religions: bouddhisme, taoïsme, hindouisme, islam.
Géographie physique et humaine. ­ L’île, dont le centre est occupé par une colline granitique, entourée de terrasses alluviales et de plaines marécageuses, a plus de 90 % de son territoire occupé par les zones urbanisées, les espaces industriels et les infrastructures. La forêt dense originelle, qui correspond à un climat équatorial très humide, a été remplacée par une végétation artificielle: cocotiers, hévéas, arbres fruitiers; un aqueduc venant de Malaisie (Johore) couvre 50 % des besoins en eau de Singapour. La population est composée de Chinois (76,2 %), de Malais et d’Indiens; la croissance démographique est contrôlée.
Économie. ­ Premier port mondial pour le transit, principale place financière internationale de l’Asie du Sud-Est, Singapour reçoit du monde entier des marchandises qu’il redistribue dans toute l’Asie du Sud (produits pétroliers, caoutchouc, textiles, véhicules, riz). L’industrialisation, fondée sur des investissements étrangers (américains, japonais, britanniques), attirés par de larges facilités fiscales, a été très rapide. Elle est remarquable dans les industries de pointe et à haute productivité: produits chimiques et pharmaceutiques, outillage, appareils électriques et électroniques, construction navale, pétrochimie. Le pays connaît même une pénurie de main-d’œuvre et doit exporter son savoir-faire en Malaisie. Le tourisme, actif, est favorisé par un aéroport international.
Histoire. ­ En 1819, sir Stamford Raffles acheta l’île au rajah de Johore pour la Compagnie anglaise des Indes orientales et fonda la ville moderne de Singapour, qui put contrôler le détroit de Malacca. En 1828, Singapour fut rattachée à la colonie britannique des Straits Settlements (les comptoirs anglais de Malaisie). Le port connut un développement considérable et devint, après 1921, une base économique et stratégique de première importance. Les Japonais s’en emparèrent en février 1942. Redevenue britannique en septembre 1945, Singapour accéda à l’indépendance le 3 juin 1959, adhéra à la Fédération de Malaisie en 1963 puis fit sécession en 1965 pour former une république indépendante au sein du Commonwealth. Le président Goh Chok Tong succéda, en 1990, à Lee Kuan Yew qui avait tenu fermement le pouvoir, depuis l’indépendance, avec le Parti d’action du peuple. Membre de l’Asean, Singapour s’affirme comme une des grandes places économiques mondiales, interface entre l’Ouest et l’Orient.

Sisyphe : dans la mythologie grecque , roi de Corinthe, fils d’Éole. Il fut condamné dans les Enfers à rouler éternellement jusqu’au sommet d’une montagne un rocher qui en retombait aussitôt.

Skylab : station orbitale américaine à partir de laquelle de nombr. expériences scientifiques ont été effectuées de 1973 à 1979.

Slow bine : « je slow bine face à la mousson » (Québec Novembre Hôtel) signifie « je traîne »

Snipper : tireur isolé

Sodome : ville de l’ancienne Palestine, sur la mer Morte, célèbre, comme Gomorrhe, par les mœurs dissolues de ses habitants. En butte à la colère divine, elle fut détruite par une pluie de soufre et de feu (Genèse, XIX, 24).

Sonny Boy Williamson : Né à Jackson, Tennessee, le 30 mars 1914, John Lee allait apprendre l’harmonica en autodidacte, à la suite de quoi, avec le guitariste Sleepy John Estes et un certain James « Yank » Rachell à la mandoline, il devait écumer à peu près tout les juke joints du Tennessee et de l’Arkansas. Lorsqu’il s’installa à Chicago en 1934, l’harmoniciste, que l’on surnommait désormais Sonny Boy, possédait déjà son propre style, si bien qu’il devait tout naturellement prendre les chemins des studios, en l’occurrence ceux de Bluebird. De 1937 à 1945, avec Robert Nighthaw puis Big Joe Williams (sur une guitare à neuf cordes), John Lee Sonny Boy Williamson allait enregistrer quelques pur chefs-d’œuvre du blues. Parmi ceux-ci : Good Mornig Little Shoolgirl, qui connaîtra de nombreuses versions dans les années soixante et soixante dix (à noter celle du blueman blanc Johnny Winter), Dealing with the Devil, Décoration Day, Jiving the Blues, Little Girl Blues, Low Down Ways, Mean Old Highway, Stop Breaking Down, Susie Q, Train Fare Blues, Wiskey Headed Blues et You’ve Been Foolin’ ‘Round Downtown. Ses enregistrements comme ses prestations dans les clubs de Chicago, notamment le Club Georgia et le Plantation Club, allaient faire de John Lee Sonny Boy Williamson l’un des bluesmen les plus appréciés du Southside. Hélas, il n’eut guère le temps de savourer son succès ; sauvagement agressé tandis qu’il sortait du Plantation Club, il devait décéder des suites d’une fracture du crâne le 1er juin 1948, puis être enterré à Jackson.

Sorgho : ou sorgo. Graminée originaire de l’Inde, dite aussi gros mil, cultivée pour ses grains et comme fourrage. Le sorgho commun est appelé aussi millet à balais, parce que ses panicules servaient à faire des balais.

Sourate : ou surate. Nom féminin (arabe sūrat, chapitre). Nom donné aux divisions du Coran, qui sont rangées non dans l’ordre chronologique mais d’après leur longueur.

Soyouz : («Union»), famille de lanceurs soviétiques qui, en raison de leur très grande fiabilité, sont utilisés pour les vols spatiaux habités. Ce nom est aussi donné à des vaisseaux spatiaux habités, placés en orbite par le lanceur Soyouz, pour desservir les stations spatiales soviétiques (Saliout puis Mir). Ils comportent un module de descente qui se sépare du vaisseau principal et atterrit en douceur, freiné par des parachutes et des petites rétrofusées.

Spleen : Ennui que rien ne paraît justifier, mélancolie. Avoir le spleen.

Squameux : 1. Formé ou recouvert d’écailles. 2. Caractérisé par la présence de squames.

Staline : (Joseph Vissarionovitch Djougatchvili, dit) (Gori, Géorgie, 1879 ­ Moscou, 1953), homme politique soviétique. Fils d’un cordonnier géorgien, acquis dès 1899 aux idées marxistes, il mena dès lors une intense activité révolutionnaire qui lui valut d’être arrêté et exilé à plusieurs reprises (notam. en Sibérie, de 1913 à la fin de 1916). Son action et ses évasions le firent surnommer Staline («l’Homme d’acier») en 1913. En 1904, il adhéra à la fraction bolchevique du P.O.S.D.R. dirigée par Lénine, qu’il rencontra en 1905 et qui le fit coopter au comité central du parti en 1912. Secrétaire général du parti (1922), il parvint à succéder à Lénine (1924) malgré les jugements défavorables portés sur lui par ce dernier dans son testament politique. Partisan d’une révolution circonscrite à la seule U.R.S.S., d’un fort développement industriel et d’une politique de centralisation, il fit triompher ses thèses contre Trotski (éliminé en 1927, ainsi que Zinoviev) et contre la droite du parti (Boukharine et Rykov, notam., éliminés en 1929). De 1934 à 1938, de grandes «purges» liquidèrent les derniers opposants et le laissèrent maître absolu du pays. Il usa, pour asseoir sa domination, de moyens de terreur (exécutions, procès truqués, déportations massives) et développa un culte de la personnalité sans limites. Il signa avec Hitler un pacte de non-agression (1939), violé par l’attaque allemande de 1941. Staline dirigea une guerre difficile contre l’Allemagne. La victoire finale renforça son prestige et lui permit d’agrandir le territoire soviétique et son aire d’influence: les États proches passèrent rapidement sous le contrôle de l’U.R.S.S. Après le XXe Congrès du P.C.U.S. (1956), nombre des aspects de sa politique furent condamnés (déstalinisation), notam. le culte de sa personnalité. Avec l’arrivée au pouvoir de M. Gorbatchev, l’ensemble de la politique stalinienne fut soumis à la critique.

Staphylome : n. m. Saillie pathologique de la cornée, due en général à une inflammation ou à un traumatisme.

Sternum : n. m. Os plat de la face antérieure du thorax, sur lequel s’articulent les côtes et les clavicules.

Stigmate : 1. Marque durable que laisse une plaie, une maladie : Les stigmates de la petite vérole. 2. Chez les angiospermes, partie supérieure du pistil, qui reçoit le pollen. 3. Orifice respiratoire des trachées chez les insectes, les arachnides. Plaies qui reproduisent celles de Jésus crucifié, chez certains mystiques chrétiens.

Strate : Chacune des couches de matériaux qui constituent un terrain, en partic. un terrain sédimentaire.

Strychnine : n. f. Alcaloïde très toxique extrait de la noix vomique.

Stupre : n. m. Débauche avilissante; luxure.

Suaire : Linceul.

Succube : n. m. Démon qui prendrait la forme d’une femme pour séduire un homme pendant son sommeil.

Sulfure : n. m. Sel de l’acide sulfhydrique. Combinaison de soufre avec un autre élément.

Sumérien : 1. De Sumer. La brillante civilisation sumérienne, élaborée entre 3500 et 2000 av. J.-C., servit de point de départ à celle de l’empire babylonien. 2. Le sumérien: la plus ancienne langue connue, parlée à Sumer.

Sus sur le go : « J’sus sur le go » (Québec November Hôtel) « Je tiens le coup »

Svidrigaïlov Arkadi Ivanovitch : Personnage du roman « Crime et Châtiment » de l’écrivain russe Fiodor Dostoïevski publié en 1866. Cette œuvre est une des plus connues du roman russe et exprime les vues religieuses et existentialistes de Dostoïevski, en insistant sur le thème du salut par la souffrance. Le roman dépeint le meurtre prémédité d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur cadette par Raskolnikov

Sycomore : Érable à grappes de fleurs jaune verdâtre pendantes. Syn. érable sycomore, faux platane.

Sycophante : 1. Dénonciateur professionnel, à Athènes. 2. Délateur. Homme fourbe.

Synapse : n. f. Zone de contact entre deux cellules nerveuses (neurones). C’est au niveau des synapses qu’est polarisée la conduction de l’influx nerveux.

Systole : n. f. Phase de contraction du cœur. Systole auriculaire, des oreillettes. Systole ventriculaire, des ventricules.

T comme…

Talmud : (en hébreu «étude»), transcription de la tradition orale juive, ouvrage fondamental du judaïsme destiné à servir de code du droit canonique et du droit civil. Le Talmud comprend 2 parties: la Mishna, étude des principes religieux, et son commentaire en vue des applications pratiques, la Gemara. Il comporte 2 versions: l’une, produite par les académies rabbiniques de Palestine, est le Talmud de Jérusalem (déb. IIIe s.); l’autre, mise en forme par les académies de Mésopotamie, ou Talmud de Babylone (IVe-VIe s.), plus complète, distingue avec netteté la Halakha (lois religieuses, civiles) et la Haggadah (tradition morale, philosophique, ésotérique, historique).

Talmudique : adj. Qui appartient, se rapporte au Talmud. Recueil talmudique.

Tanker : n. m. (Anglicisme) Navire-citerne spécialement aménagé pour le transport des combustibles liquides. Syn. (off. recommandés): navire-citerne, pétrolier.

Tapioca : n. m. Fécule extraite de la racine de manioc, séchée et réduite en flocons. Potage au tapioca.

Taxiphone : n. m. (Nom déposé.) Téléphone public fonctionnant après introduction d’un jeton ou de pièces de monnaie.

Taxiway : (Anglicisme) Sur un aérodrome, voie aménagée pour la circulation au sol des avions.

Tchad : (république du), État de l’Afrique centrale; 1284000 km²; 7,4 millions d’habitants [estimation 1998], accroissement naturel: 2,5 % par an [estimation 1997]; capitale N’Djamena. Nature de l’État: république. Langues officielles: français et arabe. Monnaie: franc CFA [1999]. Religion: islam (49,9 %) [1995], animisme, christianisme.
Géographie physique et humaine. ­ Vaste cuvette dont la zone la plus basse est occupée par le lac Tchad, le pays est encadré au nord par le massif du Tibesti et à l’est par l’Ennedi et le Ouaddaï. Le Nord appartient au désert du Sahara, alors que le climat sahélien steppique domine au centre, le Sud connaissant un climat soudanien plus humide (savane). Le peuplement oppose les nomades sahariens et pasteurs sahéliens islamisés (Toubous, Dazas, Kotokos) aux Noirs sédentaires, animistes ou chrétiens, qui peuplent les bassins du Chari et du Logone. La population compte encore plus de 68 % de ruraux.
Économie. ­ Le Tchad fait partie des pays les moins avancés et le revenu par habitant est l’un des plus faibles d’Afrique. L’agriculture vivrière (manioc, mil, sorgho, igname, arachide) et l’élevage extensif ne couvrent pas les besoins alimentaires; la grande culture commerciale est le coton (90 % des exportations). Le pays est enclavé et le manque d’infrastructures ne permet pas d’exploiter les ressources du sous-sol; l’industrie est embryonnaire (agro-alimentaire, textile). Ruiné par 25 ans de guerre civile, le Tchad se reconstruit lentement avec l’aide de la France et de la Banque mondiale.
Histoire. ­ Les gravures rupestres du Tibesti et de l’Ennedi attestent un peuplement antérieur à 3000 avant J.-C. (début de l’assèchement du Sahara). Traversé par les routes transsahariennes, au carrefour de l’Afrique du Nord, de l’Égypte et de l’Afrique noire, le pays abrita des populations disparates. Des royaumes puissants se constituèrent, dont celui du Kanem (fondé au VIIIe siècle par les Toubous du Tibesti) puis celui du Bornou. Plus ou moins islamisés à partir du XIe siècle, ces royaumes vivaient surtout de la traite des esclaves, effectuant des razzias dans le Sud. Au XIXe siècle, Britanniques, Allemands et Français explorèrent le pays. Ces derniers, après avoir vaincu l’aventurier esclavagiste Rabah (1900), établirent leur protectorat, non sans difficultés (révoltes dans l’Ouaddaï, matées en 1912; luttes contre les Senoussis au Bornou et dans l’Ennedi). Ce territoire sans unité, incorporé à l’Oubangui-Chari, forma une colonie séparée en 1922. Premier territoire rallié à la France libre (1940), le Tchad devint une république autonome en 1958, indépendante en 1960 sous la présidence de François Tombalbaye; mais il fut vite en proie à la rébellion des populations du Nord et de l’Est. Il reçut l’appui des forces françaises (1969-1971), pour lutter contre le Frolinat (Front de libération nationale du Tchad). En 1975, Tombalbaye fut renversé et assassiné. Le général Félix Malloum le remplaça, mais l’anarchie s’étendit à une grande partie du pays, qui, à partir de 1979, sombra dans une guerre civile opposant Goukouni Oueddeï et Hissène Habré, les deux leaders nordistes. Tandis que le second s’installait en vainqueur à N’Djamena (1982), Goukouni faisait alliance avec la Libye, qui occupa le Nord (1983). L’intervention de l’armée française (1983-1984) aboutit à une partition de fait du pays: au nord du 16e parallèle, le GUNT de Goukouni et la Libye; au sud, Habré, appuyé par la France et les États-Unis. Malgré sa victoire militaire sur les Libyens et leurs partisans, H. Habré ne put réaliser l’unité politique du pays: en 1990, Idriss Déby s’empara du pouvoir. Sous son impulsion, le pays s’engagea progressivement sur la voie de la démocratisation. En 1996, une nouvelle Constitution fut instaurée et Idriss Déby réélu. Mais les résultats illustrèrent la fracture très nette du pays (le Nord vota pour son président sortant, tandis que son rival l’emporta largement dans le Sud). En 1999, le Tchad, qui s’était engagé au côté du président de la République démocratique du Congo à combattre la rébellion congolaise, signa un pacte de paix avec l’Ouganda et l’Érythrée.

Te deum : Cantique d’action de grâces; cérémonie solennelle au cours de laquelle on chante ce cantique. ­ Composition musicale sur les paroles latines du Te Deum.

Téhéran : en persan Tahran, capitale de l’Iran, sur le flanc sud de l’Elbourz, à 1150 mètres d’altitude; 7,7 millions d’habitants (agglomération) [1994]; chef-lieu de la province du même nom (19118 km²; 8700000 habitants). Au carrefour des principales voies de communication du pays, la ville est un grand centre commercial. Les industries (alimentaires, mécaniques, textiles) sont d’implantation récente. ­ Universités. Palais. Mosquée Sépahasalar. Musée archéologique. ­ La ville, capitale de la Perse à partir de 1788, doit son développement à Riza Pahlavi. En 1943, elle fut le siège de la première des conférences réunissant les chefs alliés (Churchill, Roosevelt et Staline).

Tel Aviv : mot hébreu signifiant «colline du printemps», ville et principal centre économique d’Israël, sur la Méditerranée; 1,8 million d’habitants (agglomération) [1994]. chef-lieu du district du même nom. ­ Universités. Musée des beaux-arts. Opéra. ­ Fondée en 1909 (au nord-est de Jaffa) par les sionistes, la ville s’est développée rapidement.

Tenochtitlan : Mexico, capitale du Mexique (district fédéral), sur le plateau central (Anáhuac), à 2260 mètres d’altitude; 17,5 millions d’habitants (agglomération) [1994]. Important foyer culturel. Premier centre industriel et commercial du pays: sidérurgie, constructions mécaniques (automobiles), industries chimique, textile, alimentaire, etc. ­ Archevêché. Université. Cathédrale baroque (XVIe-XVIIIe siècle). Palais national (XVIe siècle, remanié au XIXe siècle). Cité universitaire (1950-1955). Musées. Siège des XVIes jeux Olympiques (1968). ­ Depuis quelques décennies, sa forte croissance démographique a engendré un important prolétariat urbain. ­ Fondée en 1325 par les Aztèques, conquise par H. Cortés en 1521, la ville (alors nommée Tenochtitlán) fut rasée et reconstruite; résidence du vice-roi de la Nouvelle-Espagne, elle devint la capitale du Mexique en 1824. En septembre 1985, un séisme de magnitude 8,2 (échelle de Richter) a ravagé la ville.

Terre-Neuve : Grande île au large de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Elle fait partie de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador; la capitale de la province, St John’s, se trouve sur l’extrémité est de l’île, l’endroit le plus oriental de l’Amérique du Nord. Ce territoire est devenu une province canadienne en 1949. L’île est séparée du territoire du Labrador, l’autre moitié de la province, par le détroit de Belle Isle, et de l’île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse) par le détroit de Cabot. Elle bloque l’embouchure du fleuve Saint-Laurent vers la mer, formant ainsi le golfe du Saint-Laurent, le plus grand estuaire au monde. Le territoire français de Saint-Pierre-et-Miquelon se trouve au sud de l’île. Ce fut le lieu du premier contact européen avec le Nouveau Monde, lors d’une expédition viking vers l’an 1000, ainsi que de la toute première colonie britannique vers 1497

Thalidomide : n. f. (Nom déposé.) Tranquillisant dont l’utilisation par les femmes enceintes s’est révélée responsable de malformations fœtales graves (retiré du marché en 1962).

Thébaïde : LITT. Lieu isolé et désert, propre à la méditation. partie méridionale de l’Égypte ancienne, qui avait Thèbes pour capitale. -Elle fut aux premiers siècles un centre important du monachisme.

Tijuana : ville du N.-O. du Mexique, près de San Diego (É.-U.); 742680 hab. (env. 2 millions d’hab. dans l’aggl.). Centre industriel, commercial et touristique.

Tocsin : n. m. Sonnerie d’une cloche qu’on fait tinter à coups redoublés pour donner l’alarme. Sonner le tocsin.

Toffe les runs : « Je toffe les runs » (Québec November Hôtel) « Je tiens le coup envers & contre tous »

Tomahawk : n. m. Hache de guerre des Indiens d’Amérique du Nord.

Tonkin : rég. du N. du Viêt-nam, en bordure du golfe du Tonkin. De hauts plateaux (haut Tonkin), entaillés par de profondes vallées (peu peuplées), dominent la région côtière (bas Tonkin), drainée par le fleuve Rouge, très peuplée et couverte de rizières. Le sous-sol est riche (zinc, étain, houille, fer, etc.). ­ Le Tonkin, inclus dans l’Annam (1802), fut conquis par les Français, qui y établirent leur protectorat (1885) et en firent, sous l’administration de Paul Doumer (gouverneur général de 1897 à 1902), une colonie de fait. Il fut le centre de la résistance contre la France après 1945.

Torah : ou Thora (la), nom donné par les Juifs à la loi mosaïque et par ext. au Pentateuque, qui contient les Dix Commandements (ou Décalogue ou la Loi) dont la tradition attribue la rédaction à Moïse inspiré par Dieu. Le Talmud l’appellera plus tard Torah chébiketav, la «Loi qui est par écrit». Parallèlement à cette loi écrite, de nombr. traditions circulaient dans l’anc. Israël. Ainsi apparut la notion de Loi orale, la Torah chébealpé, la «Loi qui est dans la bouche», pour l’essentiel consignée dans le Talmud.

Torve : Œil torve, regard torve, en coin et menaçant.

Translucide : translucide adj. Se dit d’un corps qui laisse passer la lumière sans être totalement transparent. Syn. diaphane.

Tréponème : Bactérie du genre Treponema (groupe ayant des affinités avec les protozoaires), aux cellules très petites et mobiles, et comprenant plusieurs espèces pathogènes (dont Treponema pallidum, agent de la syphilis, et Treponema pertenue, agent du pian).

Tribun : 1. Tribun militaire: officier qui commandait une légion. ­ Tribun de la plèbe ou, absol., tribun: chacun des magistrats civils, élus pour un an, chargés de défendre les droits et les intérêts des plébéiens romains. 2. Par anal. Orateur éloquent, défenseur du peuple. Une éloquence de tribun. 3. En France, membre du Tribunat.

Trille : Ornement musical qui consiste dans le battement rapide et plus ou moins prolongé d’une note avec la note conjointe supérieure. SYN. : tremblement.

Trimard : Langage populaire signifiant Vagabondage

U comme…

Und so weiter : et cætera ou et cetera ou etc !!

Uther Pendragon : Myth. celtique : Magicien, né peut-être dans l’île de Sein. Certains pensent qu’il fut créé par un monstre de l’Enfer afin d’empêcher l’expansion de la religion chrétienne, et en font même l’Antéchrist. Néanmoins, son attachement au roi Arthur fut propice à la christianisation du royaume. Il fut le conseiller de nombreux rois, toujours à la recherche d’un bon roi qui ne soit pas un tyran.Très jeune, il fut capturé par le roi saxon Wortigern qui, sur l’avis d’un de ses conseillers, devait immoler Merlin et joindre son sang au mortier du château qu’il n’arrivait pas à faire tenir debout. Merlin lui fit remarquer que le château était bâti sur un terrain peu propice, au dessus d’un lac souterrain où résidaient deux dragons : un blanc et un rouge.Merlin aida Aurelius Ambrosius et Uther Pendragon à vaincre Wortigern. Afin d’édifier un monument à la mémoire des hommes tués par les Saxons, Merlin conseilla de faire venir d’Irlande des pierres magiques, et érigea ainsi le site de Stonehenge.Merlin reçut plus tard de la Dame du Lac l’épée magique Excalibur, qu’il confia au roi Uther Pendragon. Uther se montra peu digne d’Excalibur, et l’épée fut scellée magiquement dans le roc.Uther tomba éperdument amoureux d’Ygraine, la femme de Gorlois, Duc de Cornouailles, son vassal. Obsédé par cette femme, Uther assiégea le château du Duc. Afin d’éviter un bain de sang, Merlin donna à Uther les traits du Duc, afin qu’il puisse coucher avec Ygraine. De cette union naquit Arthur, que Merlin enleva et confia à Sir Hector. A la mort d’Uther, le trône d’Angleterre serait à celui qui arriverait à extraire Excalibur du roc. Merlin conseilla à Arthur de tenter sa chance, et lui révéla sa filiation. Arthur put extraire Excalibur, devint roi, bâtit Camelot, instaura la Table Ronde et partit à la recherche du Graal. Durant le règne d’Arthur, Merlin allait et venait, prodiguant des conseils et des avertissements.Merlin s’éprit alors de la fée Viviane (ou peut-être Nimue), lui apprit sa magie et ils voyagèrent dans le pays. Un jour, lassée, la fée lui jeta un sort qui le retint prisonnier au coeur d’un chêne, d’un château de cristal ou d’un rocher. Selon certains récits, il aurait ensuite été transporté dans l’île d’Avalon.

V comme…

Van Gogh : peintre néerlandais (Zundert, Brabant-Septentrional, 1853 – Auvers-sur-Oise 1890). Quête éperdue, au risque de la vie et de la raison, d’une expression où puissent se manifester une identité (d’où le grand nombre d’autoportraits) et une relation au monde, sa peinture -plus de 850 toiles -apparaît comme la recherche constante d’une alliance de la couleur, du dessin et de la forme, riche d’émotion et de sens. Elle préfigure l’expressionnisme du XXe siècle.
Une existence tourmentée – Vincent Van Gogh naît à Zundert, près de la frontière belge, en 1853. Fils d’un pasteur, enfant instable et tourmenté, tôt doué pour le dessin, il ne se consacrera à la peinture qu’au terme de plusieurs expériences malheureuses de divers ordres. Employé, après ses études, de la galerie d’art Goupil à La Haye, à Londres et à Paris (1869-1876), il est finalement congédié ; sa vie amoureuse connaît en 1874 la première des déceptions qui marqueront son existence ; la quête d’un absolu le conduit à l’apostolat, mais sa mission d’évangélisation auprès des mineurs du Borinage, menée avec un zèle quasi fanatique, s’achève sur la désapprobation des autorités religieuses (1879). Cette tendance à l’échec ne le quittera jamais -son œuvre aura peu d’échos et il vendra une seule toile de son vivant -, seulement compensée par le constant soutien moral et financier de son frère cadet Théo (la correspondance entre les deux hommes, très abondante, est d’un intérêt exceptionnel).
De Nuenen à Paris – Il s’engage à partir de 1880 dans la voie artistique, se formant par le dessin, le travail d’après Millet, qu’il révère, l’étude de paysages et de sujets paysans ; on retrouve ceux-ci lorsqu’il aborde la peinture à l’huile, en 1882, conseillé par son cousin, le peintre Anton Mauve. Tributaire du réalisme hollandais pendant les deux ans de son installation à Nuenen, dans la Campine ( les Mangeurs de pommes de terre, 1885, musée Van Gogh, Amsterdam), il se découvre, à partir de son séjour à Anvers (fin 1885-début 1886), un intérêt nouveau pour la couleur, au contact notamment de l’art des estampes japonaises puis, à Paris (févr. 1886-févr. 1888), des impressionnistes et néo-impressionnistes. Sa palette s’éclaircit et se diversifie, sa facture s’assouplit et il multiplie les expérimentations techniques appliquées à des natures mortes, des portraits ( le Père Tanguy, 1887, musée Rodin, Paris), des paysages.
Une Provence paroxystique – C’est dans le midi de la France que la couleur et la lumière vont trouver leur expression la plus forte et la plus personnelle. À Arles (févr. 1888-mai 1889), la palette de l’artiste s’oriente vers une plus grande intensité des tons (jaunes de la série des « Tournesols ») et des rapports chromatiques (jaune-bleu, rouge-vert : le Pont de Langlois, musée Kröller-Müller, Otterlo ; le Café de nuit, Université Yale). Fleurs, paysages, intérieurs, portraits sont chargés d’une expressivité qui va bientôt atteindre une véhémence pathétique. Après l’échec d’un essai de communauté artistique avec Gauguin, qui aboutit à une phase critique (automutilation de l’oreille gauche), première manifestation d’une maladie à caractère épileptique, Van Gogh se fait admettre à l’asile de Saint-Rémy-de-Provence (mai 1889-mai 1890). Naissent alors des toiles convulsives où la touche en longs traits discontinus, le flamboiement du paysage et la torsion des formes traduisent son tourment : séries d’oliviers, de cyprès, de champs de blé ; la Nuit étoilée, musée d’Art mod. , New York.
Auvers-sur-Oise – Accueilli en mai 1890 par le Dr Gachet, amateur d’art, Van Gogh trouve à Auvers-sur-Oise un climat de confiance dont l’effet est sensible dans ses peintures de fleurs, ses vues villageoises ou ses portraits, malgré les déformations des contours ( l’Église d’Auvers, 1890, musée d’Orsay, Paris). Mais l’énergie lui fait défaut pour conjurer l’angoisse qui l’envahit et qui donne des accents tragiques à ses dernières peintures ( le Champ de blé aux corbeaux, 1890, musée Van Gogh), avant son suicide : il se tire une balle dans la poitrine le 27 juillet et meurt le 29.

Veau d’Or : Adorer le veau d’or (par allusion à l’idole d’or qu’adorèrent passagèrement les Hébreux): avoir le culte de l’argent.

Vêle : mets bas ( en parlant d’une vache )

Volapük : Langue artificielle internationale créée en 1879 par J. M. Schleyer, curé de Litzelstetten, près de Constance. L’intérêt pour le volapük fut de courte durée; il cessa à l’apparition de l’espéranto. Parler amalgamant de manière incorrecte des éléments pris dans des langues différentes ; charabia.

W comme…

Walkyrie : [valkiRi] ou valkyrie n. f. 1. Nom donné dans la mythologie scandinave aux divinités féminines qui présidaient aux batailles et amenaient les guerriers au Walhalla (paradis). 2. Plaisant Femme forte, plantureuse. Nibelungen, dans la myth. germanique (Allemagne, Scandinavie, Islande), nains possesseurs de prodigieuses richesses et soumis au roi Nibelung («Fils du brouillard», c.-à-d. du monde souterrain). Siegfried avait vaincu un dragon et s’était baigné dans son sang, devenant invulnérable, mais une feuille s’était collée sur son flanc, délimitant une zone vulnérable. Il tua Nibelung et s’empara du fabuleux trésor; lui et ses compagnons prirent le nom de Nibelungen, transmis aux possesseurs ultérieurs du trésor, les Burgondes. Cette légende naquit après le massacre des Burgondes (pop. rhénane) par les Huns au Ve s. (V. Edda). Vers 1200, un anonyme d’Allemagne du S. conte, dans la Chanson des Nibelungen (Nibelungenlied), l’alliance de Gunther, roi des Burgondes, et de Siegfried, qui aime la sœur de celui-ci, Kriemhild. Gunther vainc la walkyrie Brünhild (ou Brunehilde), reine d’Islande, et l’épouse. Comme Siegfried a, grâce à sa cape magique, remplacé Gunther, Kriemhild et Brünhild entrent en conflit; Kriemhild révèle malencontreusement à Hagen, vassal de Brünhild, quelle zone du corps de son époux est vulnérable, et Hagen le tue. Kriemhild, pour venger Gunther et Siegfried, épouse Hetzel (Attila), qui massacre Gunther et les Burgondes; elle-même décapite Hagen avec l’épée de Siegfried et se fait tuer par les Ostrogoths. L’Anneau du Nibelung, festival scénique en un prologue et 3 journées (dit cour. Tétralogie), sur des textes et une musique de Wagner, qui modifia fortement la légende: l’Or du Rhin (prologue en 4 tableaux, 1854), la Walkyrie (3 actes, 1856), Siegfried (3 actes, 1869), le Crépuscule des dieux (un prologue et 3 actes, 1874). 1. Dans l’Or du Rhin, les Filles du Rhin demandent au nain Alberich de renier l’amour à jamais et lui donnent l’or avec lequel il forge une bague aux pouvoirs illimités. Le grand dieu Wotan (Odin) dérobe cette bague. Alberich, avide de vengeance, attache à l’anneau une malédiction: pour rémunérer les géants qui construisent le Walhalla (séjour des héros morts dans les combats), Wotan le leur donne et ceux-ci s’entre-tuent. 2. Dans la Walkyrie, riche en péripéties opposant Wotan à divers membres de sa famille, notam. à sa fille Brunehilde, Alberich fomente la mort de Siegmund, lequel est tué en combat singulier par la faute de Wotan, son père. 3. Fils de Siegmund et de Sieglinde, Siegfried tue le géant Fafner avec l’épée magique de son père et s’empare de l’anneau, puis il délivre la walkyrie Brunehilde du sommeil où Wotan l’avait plongée pour avoir protégé le couple incestueux Siegmund-Sieglinde. 4. Dans le Crépuscule des dieux, Brunehilde et Siegfried se jurent fidélité et le héros donne la bague à Brunehilde. Mais Hagen, le fils d’Alberich, veut leur perte: Siegfried absorbe un philtre magique qui lui fait oublier Brunehilde, et, sous l’apparence de Gunther (demi-frère de Hagen), reprend à celle-ci la bague maudite. Se croyant trahie, Brunehilde devient la complice de Hagen dans le meurtre de son amant. Les Filles du Rhin lui révèlent la machination et elle ordonne la construction d’un bûcher funéraire; ayant remis l’anneau à son doigt, elle enflamme le bûcher et se précipite sur le corps de Siegfried alors qu’il prend feu. Les Filles du Rhin se saisissent de la bague. Hagen tente vainement de les poursuivre. Le Walhalla s’enflamme. L’ère des dieux s’achève. Les Nibelungen, film de Fritz Lang (1924), fresque épique aux superbes images, en 2 parties: la Mort de Siegfried et la Vengeance de Kriemhilde, avec Paul Richter (1895 ­ 1961).

Warhol : (Andy) (Pittsburgh 1929 – New York 1987), peintre et cinéaste américain d’origine slovaque : inlassables répétitions sérielles d’un visage (Marilyn Monroe, 1962), d’un objet (Campbell’s Soup, 1962). Il réalisa ou produisit de nombreux films underground de 1963 à 1973. Comme plasticien, un des représentants du pop art, il a procédé par multiplication d’une même image à base photographique (boîte de soupe, portrait de Marilyn Monroe, cliché de la chaise électrique, etc.) avec permutations de coloris. Exaltant ainsi la banalité de la société de consommation et de médiatisation, il fut un des chefs de file de la contre-culture. Musée à Pittsburgh.

Was ist das : Qu’est – ce que c’est

Willie Dixon : Né le 1er juillet 1915 à Vicksburg, Mississippi . Roi des auteurs-compositeurs et figure omniprésente de l’évolution du blues de Chicago, Willie faisait déjà parti de la scène du blues accoustique avec les Big-Three. Il a participé en tant que bassiste , auteur ou producteur, à de nombreux disques à succés sorti chez Chess , de Muddy Waters à Chuck Berry, en passant par Howlin’Wolf, Little Walter et bien d’autres. Il a assisté Buddy Guy et Otis Rush au début de leurs carrières, jouant ainsi un rôle capital dans l’émergence de ce qu’on appela le « son de la côte ouest ». Dixon était à sa manière un calculateur dont le but était de faire jouer ces chansons par un large éventail de musiciens. Mais cela profitait autant aux artistes qui jouaient ses compositions qu’à lui même, car c’était surtout un visionnaire , doté d’un solide sens du tube, qui contribua beaucoup à faire de la production de Chess et Cobra l’une des meilleurs musiques populaires de tous les temps. Willie est mort en 1992.

Winchester : Carabine à répétition, de fabrication américaine à l’origine, utilisée pendant la guerre de Sécession et celle de 1870 (calibre 10,7 mm).

Wo ist das blut ? Ich habe durst… : Où est le sang ? J’ai soif…

X comme …

Y comme…

Youpin : youpin, ine. adj & n. pop. Terme raciste utilisé pour désigner un juif.

Z comme…

Zébu : n. m. Bœuf domestique, propre à l’Asie, à l’Afrique tropicale et à Madagascar, descendant d’une espèce indienne d’aurochs, caractérisé par une bosse graisseuse au niveau du garrot. Le zébu est élevé pour son lait et sa viande, & comme animal de trait.

Zombi : ou zombie n. m. Revenant, le plus souvent mal intentionné, selon certaines croyances vaudou des Antilles. Personne molle, apathique, sans volonté.